La vie réserve des surprises
A qui sait encore s'étonner.
Les esprits communs embrumés
Ne les verraient que comme bêtises.
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Un escalier de pierres plates,
En lisière d'un champs fleuri,
Descend vers les flots qui rient
D'une rivière qui s'éclate.
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Est ce là l'ouvrage d'un pêcheur
Qui marque ainsi sont droit de place ?
Est ce celui d'un doux rêveur
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Qu'un chemin impromptu délasse ?
Saurons nous donc jamais un jour
S'il était bien pavé d'amour ?
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Jeansanterre
Le banc de pierre
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Un banc de pierre, là au seuil du jardin,
Offre une pause tranquille à ses hôtes.
Les pierres ont de la mémoire sans faute,
Les souvenirs précieux ou anodins.
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Par de multiples et infimes fissures,
Des ombres des gens qui l'ont approché:
Garçonnet ou fillette à la poupée,
Gens mûrs ou vieux, il en garde figure.
Ne vous étonnez plus si certains soirs,
Quand la nature se tait et se fige,
Il vous semble voir des fantômes noirs.
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Ce sont les ombres qui sortent, prodige !
De l'âme de pierre que l'âge effrite,
Grâciant des aïeux qui au ciel s'invitent.
jeansansterr
Je me souviens qu’il gelait à pierre fendre ce dimanche
Jour à jamais marqué d'une pierre blanche
Installée, seule, sur mon banc de pierre
datant sûrement, de l'âge de pierre
Il est devenu la pierre angulaire de notre relation
Et vers lui, souvent, nous retournons avec émotion
car depuis nous détenons la clé du paradis, merci saint Pierre
Nous en avions fini d'être tous deux malheureux comme les pierres
Alors que j’y étais comme souvent à rêvasser
Un tailleur de pierres, devant, vint à passer
C’est là que la première pierre de notre amour
fut posée, bien joli souvenir qu’encore je savoure
Aurais-je pu résister à Pierre ?
Il m’aurait fallu un cœur de pierre
pour ne pas fondre sous son regard
il était tellement beau et plein d'égards
Quand il m’aborda il ne se heurta contre une pierre
désarmée j'étais, face à lui, sans lance-pierre
à la place du cœur je n’avais pas une pierre
comprenez, ne me jetez pas la pierre !
Le jour de mon anniversaire
il fit d'une pierre deux coups
en se mettant à mes genoux
sa demande, me fît, très fier
j’écoutais, heureuse mais altière
et ne restais muette, bien au contraire
J’acceptais ne trouvant de pierre sur le chemin
qui pouvait compromettre notre heureux dessein
Parée de pierres fines sur ma robe en dentelles
A la question du prêtre, devant la pierre d’autel
Je répondis un oui qui fit le cœur de Pierre chavirer
Persuadée que la pierre philosophale était alors trouvée
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Tous les deux
Sur un banc
À contempler les vagues
Le ciel en robe de soie
En vaporeuse mousseline
Dansant la séguedille
Liés et séparés
Réunis
Enfin en paix
Dis moi ces choses tues
Ces tourments, ces regrets
Ces nuits d’étoiles ensemble
Face à la mer
Comme un miroir
Mère éternelle
Zip de Zoup
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TON BATEAU
J’ai vu partir ton grand bateau
Ton voilier étincelant
Oiseau de vent
Planeur des mers
Le matin nouait son écharpe
De brume
Ton regard bleu disait la vague
Fixait l’horizon
Disait les tempêtes et les nuits sans étoiles
L’aventure et ses périls
Ton beau sourire osait braver
Ma peine
Je t’ai vu t’éloigner
Tu étais si heureux
Tu étais le prince des océans
Je t’aimais ainsi
Comme aujourd’hui…
Zip de Zoup
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Lilia
Braise et Cendre
Tu insuffles parfois l'espoir brûlant d'une amitié encore vive sous la braise, tu te fais douce et conciliante, tu annonces l'imminente main tendue que tu gardes finalement dans la poche, fermée sur une lame. Tu viens en amie dis-tu ? Tu te veux réconfort ? Alors je t'écoute ma danaïde, déverser ta vie en surveillant tes cheveux, en y cherchant l'épingle. Si l'oursin pique, lui c'est pour se protéger. Mais toi, qu'à tu donc à craindre de moi ? Quelle vanité, quel épine d'orgueil te font encore croire que je ne suis pas déjà à terre, foulée par tes fausses promesses ? Je me fais si petite, toute petite souris grise cendre perdue dans le ciel d'orage. Je n'ai pas d'épines hélas, mais je connais l'art de la dissimulation.
Je te connais, j'ai appris de mes défaites successives. Les larmes de sang sont la nourriture des sages. Ne le savais tu pas ? Oui, j'ai bu le sang, le mien que tu as versé. Je connais aussi le goût de la mort et de la cendre, puisqu'ensuite tu as brûlées mes ailes. Ton silence m'est soulagement, ton absence est ma paix. Tu es si belle pourtant, bien des hommes succomberaient dans tes bras si tu ne les effrayaient pas. Une autre mort, bien plus douce celle-là, et bien plus généreuse. Mais, toi tu ne te donnes pas, tu manigances et tu extrapoles. L'anticipation dans tes yeux devient fomentation. Tu élabores les plus tendres perfidies puis tu tournes le dos lorsque aucune récolte n'est encore à cueillir.
Si j'avais le pouvoir de Circé, je te ferais biche, sans griffes ni cornes, larguée au milieux de tous les volcans que tu allumes. Tu as bien des yeux de biches, des cheveux d'ange, mais la silhouette de Salomé. Il y a des têtes encore à couper sur ta route. Je n'y peux rien.
En t'apercevant sur mon océan, j'ai pris peur car j'ai su immédiatement que je serai prise au piège. Raidie dans l'instant je m'interrogeais.. Quel mauvais plan t'amenait sur mes eaux ? Aurais-je su par avance, je t'aurais guidée vers ceux de ton monde pour protéger les miens. Car parfois tu sembles perdue..., dans les méandres de ta vanité. Tu aurais trouvés alors d'acceptables adversaires que tu aurais facilement séduit. De tes alter égo j'en connais, je les reconnais comme le chat flaire la viande avariée à cent mètres pour s'en détourner. Comme j'aimerais que tu demeures dans ces sphères sulfureuses sans contaminer les équitables et les généreux.
Et pourtant, imbécile, j'attendais encore un geste, l'esquisse d'une sourire, même de loin. Tu es si belle, tu as tant de possibles devant toi mais tu marches fièrement pieds nus dans le souffre et la braise. Et tu consumes ceux qui t'observent, comme moi, lorsque tu leur tournes le dos.
Je te connais et, enfin, je te nomme. Hel, qui transforme les sépultures en navires, née volcan parmi les glaces. Tu es braises et cendres.
Lilia
Pulsations hystériques
Dévastation
Braises et fulgurances
Des lueurs mensongères
Insidieuses…
Cendres et braises
Halo diabolique
Ciel plombé
Aux confins des sommets
Les fureurs du volcan
Univers corrodé
Un air de fin du monde
Secousses funestes
En bouche un goût amer…
Zip de Zoup
Laisse moi écouter le chant des grillons
À la nuit tombée
Respirer le doux parfum des herbes
Dont j’ignore le nom
Lever les yeux vers les étoiles
Scruter les constellations
À m’en brûler les yeux
À en ressentir le vertige
Renverser la tête
Sous la haute balançoire céleste
Suivre le tournoiement du cosmos
Spirale hypnotique…
Fermer enfin mes paupières,
Innocemment communier avec la nuit
Si pleine de silence et de bruits
C’est ainsi qu’il faut vivre…
Zip de Zoup
Un accrostiche!!!!!
S oi dit en passant, toi et moi
O n, nous, êtres uniques, en soi
I vres de caresses et de draps de soie
E mbarquent pour des troubles de joie
E nlacés dans un instant roi
N oyés dans des fièvres, émoi
J usqu’au matin qui flamboie
O uvrant la porte du pourquoi
I l faut maintenant tout cesser, quoi
E t prendre le chemin du désarroi.
Chris © mai 2010
http://chris-en-vers-et-en-couleurs.over-blog.com
Le long cri de la soie
Met tous mes sens en émoi
Donnant du plaisir à soi
Je lui crie et moi !
Marc
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