Dimanche 19 avril 2009
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16:46
Les mains parlent beaucoup,
elles peuvent même nous trahir
Les mains
Mains tendues de cette femme brune ,
Assise seule au coin de la rue
Que tu regardes à peine
Tellement son regard te gêne .
Mains rougies de l ' enfant ,
Serrant le fil blanc de son cerf-volant
Emporté par le vent ,
Sur cette plage non loin de Lorient .
Mains tachées et ridées par les années
De notre vieille mère,
Caressant le pelage soyeux
De ses deux chatons dormant au coin du feu .
Mains fines de l ' ami pianiste ,
Courant inlassablement sur le clavier
Pour cette mystérieuse femme à la chevelure
ondulée,
Embrassée avec passion à son arrivée .
Mains douces et aimantes,
Mains envoûtantes et parfumées,
Mains tendres et apaisantes,
Qui sauront redonner vie et espoir
Les jours de brume et de nuit sans lune .
Catherine L.
Par juliette b.
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6
Lundi 6 avril 2009
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10:37
Mauvaise blague !
C'est bien une idée de gosses inconscients
Petite figure toute blanche, plongée dans ton sommeil
Quelle surprise affolée sera ton réveil
Tes copains, profiteurs, abusent de ton repos
Comme sur une plage au bord de l’eau.
Point de sable alentour, les vacances sont finies,
Mais pas les vilaines plaisanteries
L’automne à fait son œuvre et semé moultes feuilles
Ils les assemblent, maudit cercueil.
Tu ouvres les yeux, personne autour de toi
Tu ne peux même plus bouger les doigts
Tu cries et tu appelles, le silence te répond.
Tu pleures, et soudain resonne des cris furibonds.
Les adultes occupés a ramasser les champignons
Laissaient faire les petits polissons
L’heure est venue de regagner les maisons
Mais tu n’es pas là. Pannique et désolations.
Les garnements conscients de leur bétise
S’éloignent doucement pour se sauver la mise.
En te libérant sans tambours, ni trompettes
Mais ta maman les suit, discrète .
Avec toute la vitesse de la crainte d’une punition,
Ils détruisent le tombeau de ton tourment,
Te libèrent, t’embrassent et te demandent pardon
Sans un mot, tu te lèves et embrasse ta maman.
Christine @
http://chris-en-vers-et-en-couleurs.over-blog.com
Par juliette b.
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5
Dimanche 5 avril 2009
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11:02
Cela me fait penser au Prince André, dans
"Guerre et Paix" ce Tolstoï
Lorsqu’il rend visite aux Rostov, il croise un magnifique chêne dénudé, presque l’image
de la perte et de la mort pour lui.
Au retour, après avoir vu Natacha, quelques semaines plus tard, il ne le reconnaît plus,
il s’est recouvert d'un magnifique feuillage…
Petite déjà, j’étais fascinée par les arbres : leur immobilité vivante, leur façon de croître en silence, les escapades aériennes de leurs branches, leur cœur de sève. J’épiai leurs infimes
mutations. Leur transformation au rythme des saisons me semblait la manifestation d’émotions essentielles et puissantes, et l’apparence de la mort n’était que présage de renouveau, ressourcement
intérieur.
Je voyais dans leur être statique un symbole d’espoir. Espoir d’une vie pleine, aérienne, voluptueuse, d’une vigueur immémoriale.
Et immobile, je devais l’être. Mon univers était jalonné d’interdictions : ne pas courir - ça gêne les voisins - ; ne pas éclater de rire - ça donne le tournis - ; ne pas poser de questions - c’est
agaçant - ; ne pas sauter - c’est indécent - ; ne pas pleurer non plus, bien sûr ; ne pas souffler fort, ne pas faire de bruit en mangeant, ne pas « faire cette tête là » - bien que je n’aie jamais
su de quelle tête il s’agissait. Ma mère, remariée après le départ de mon père, n’était pas une mauvaise femme. Elle-même n’avait pas eu une enfance heureuse, elle avait dû se conformer à une
éducation rigide que son tempérament peureux avait encore renforcée. Elle voulait mon bien et je la croyais.
A l’adolescence, l’automne particulièrement me plaisait. Je voyais dans ses multiples couleurs les vitraux d’une immense cathédrale, ou, bien loin de la mystique, les ramures féeriques
m’étaient guirlandes de caresses et d’amour.
Bien sûr je rêvais. J’étais solitaire. Les autres m’apparaissaient trop bruyants, trop remuants, brutaux.
Et puis, quelques années plus tard vint Raphaël. Silencieux lui aussi. J’étais devenue experte en broderie, lui peignait des aquarelles couleur d’écorce. L’épure, le silence nous avaient
rapprochés.
Que je sois frigide n’avait pas trop d’importance. C’était comme les arbres l’hiver. Le printemps viendrait un jour. J’en étais sûre. Je continuais de parler aux arbres, j’en plantais dans le
jardin, je respirais comme eux au gré du vent.
La vie pour moi était attente tranquille, mille joies fantastiques dans une odeur, un bourgeon, un balancement…
Puis nous avons attendu un bébé.
Et le drame est arrivé… Douleur si vive. Je me suis recroquevillée.
Quelque temps après, Raphaël m’a quittée. Simplement : « Je ne peux plus vivre ainsi ». Il est parti. Voilà, je n’ai plus rien. Un grand vide au fond de moi.
Alors j’attends ici, sous mon arbre préféré. Ensevelie dans l’automne.
Mais mon arbre, au printemps, me fera revivre. Ma Vraie Vie.
Prends-moi, mon arbre, nous voguerons infiniment sur le ciel. Ancrés dans l’humus et le roc, nous déploierons nos ailes végétales, où des myriades d’oiseaux s’enivreront à l’infini de
barcarolles et de lumière !
Eleonor
http://nacreetambre.over-blog.frlink
Par juliette b.
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Lundi 9 mars 2009
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23:08
Il reste toujours un
espoir
Les gens virevoltent autour de nous,
Je n'ose rien faire, ils sont partout,
Deux seulement ne bougent pas
Elles semblent être seules, elles ne dansent pas.
Je sais parfaitement ce que je veux,
Je veux qu'il me regarde dans les yeux,
Mais il me fuit, alors je promène mon regard
Dans cette salle pleine de mes espoirs.
Comme j'aimerais qu'il me voie vraiment
Pas par morceau mais entièrement
Je suis seule au monde maintenant
Alors que ce soir je devais toucher le firmament.
On danse, nos corps accordés
Mais nos esprits entièrement décrochés
Ce bal devait être le plus beau
Ce n'est pas le cas, je suis déçue, mais le débat est clos.
Je voudrais tellement qu'il me parle désormais,
Même pour me dire qu'en effet,
Il ne m'aime pas, mais le silence reste pesant et lourd.
Il se tait pendant que je me consume d'amour.
Délicatement, on se sépare
Il ne dit rien, il part
Il sait que j'ai compris
Alors en silence je le suis
Il sort sans vérifier que je le suis,
S'avance près d'un mur et s'assied
Il commence à parler de lui, de moi, de nous...
Comme j'aime quand il dit nous...
La slammeuse
http://lacingleeduslam.over-blog.com,
Par juliette b.
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Mardi 3 mars 2009
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17:38
Il est si facile en dansant de faire passer
un message discret
Valse !
Tu te caches
Comme un lâche
Mais je te devine
Tes pas me dessinent
Les mots doux
Que surtout
Ton corps imagine
Sous mes mains câlines
Tu te caches
Comme un lâche
Mais je vois ta mine
A tes lèvres fines
Comme un loup
Sous ton loup
Qui vole et badine
D'amours assassines
Tu te caches
Comme un lâche
Danse ma vermine
Je serai maline
Filant doux
Jusqu'au bout
Jusqu'à ton échine
Te prendre en coquine...
Frederianne
http://revesland.over-blog.com
Par juliette b.
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6
Lundi 23 février 2009
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18:30
Cette Constance .... sera-t-elle
reconnue et appréciée ?
Je t'attendrai le temps que ma vie le voudra
Et voudra résumer son rêve entre ces draps
Où je plonge la nuit vers l'ivresse de toi
Dessinant en pensée l'espace entre tes doigts
Je t'attendrai le temps que voudront mes soupirs
et voudront s'alanguir dans ce précieux désir
Délimitant mes sens aux longueurs de tes pas
Refusant d'être là partout où tu n'es pas
Je t'attendrai le temps que mettra le soleil
A me laisser dormir avant que ne m'éveillent
Ses parfums délicieux illuminant dehors
De leurs éclats rieurs en m'appelant le corps...
Frederianne
http://revesland.over-blog.com
Par juliette b.
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2
Samedi 21 février 2009
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/2009
14:26
La Révolte ? Mai 68 ?
Liberté ....
Pendant que la colère gronde
et que les chants de tes frères
résonnent sur les pavés ,
tu as voulu à ta manière répondre
en posant devant ce rouge de la liberté .
Tes cheveux ébènes ,
tu as laissé tomber .
Et sur ce drap blanc ,négligemment jeté ,
ton corps revêtu de bleu
tu as exposé .
Tes seins si tendrement caressés ,
tu les as voilés .
Mais tu as fléchi tes jambes ,
en mémoire de tous ceux
qui ont marché .
Audacieuse et libre ,
tu as voulu témoigner !
Qu' importe le regard de tous ceux
qui vont te désavouer .
Catherine L.
Par juliette b.
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1
Mardi 17 février 2009
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17
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/2009
17:56
Très bel hommage à la femme
Comme un secret de polichinelle
Femme offerte de mille feux éclatants,
Dans la pâleur de ses yeux devenir un diamant.
Coeur fané d'hommes insensibles,
Redécouvre la félicité contre mon corps infaillible.
Femme charnelle dans le sillon du silence,
Laisse aller tes peines et courir l'insolence.
Ombre abîmée par manque de tendresse,
Je veux te promettre la plus belle des caresses.
Femme dessinée à l'encre d'amour,
D'une pointe de plume mouillée de bravoure;
Qui ose écrire et répéter ces silence interdits,
Entre les draps immaculés et ton sang rougi.
Femme adulte bienheureuse tu es,
D'avoir trouvé si bon doux coéquipier.
Dans la nuit tu fuis vers tes songes secrets,
Avec la jouissance de n'avoir aucun regret …
Litle Madona
http://textuelle.over-blog.com
Par juliette b.
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1
Mardi 17 février 2009
2
17
/02
/Fév
/2009
17:28
Eglantine n'aime pas cette toile, ... si elle l'aimait !!!!
La fin d’une légende
Une nuit sans étoile
Elle ôte le voile
L’Atlantide gronde
Des ondes profondes
L’ile mythique crie
Et brusquement surgit
Rugir pour exister
Rougir pour se montrer
A ceux qui l’ont reniée
A ceux qui l’ont rêvée
Puis lentement pâlir
Pour apaisée mourir
Eglantine
http://quaidesrimes.over-blog.com
Par juliette b.
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1
Vendredi 6 février 2009
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06
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/2009
16:09
Le Paquet du bonheur
Dans ce joli paquet
Je devine une fenêtre
Derrière cette fenêtre
J'imagine un grand champ
Dans ce grand champ
Je vois courir des enfants
De ces enfants
Jaillissent des éclats de rire
Et dans ces éclats de rire
C'est la vie que j'entends !
Dans ce joli paquet,
Le plus beau des cadeaux j' ai trouvé !
jackie
Par juliette b.
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