Qu'en sera-t-il de leur rencontre ?
S'ils se rencontrent .....
S'ils se rencontrent .....
Lui : il aime collectionner toutes sortes de babioles inutiles, comme ces bouchons de bouteilles qui traînent dans ses poches. Assis sur un banc il regarde au loin passer les oiseaux migrateurs, il rêve de voler à leur côté, de visiter le monde, il vient de dévorer un sandwich dégoulinant de sauce bien grasse et digère un petit sourire satisfait au coin des lèvres.
Ses amis le surnomment l’insouciant, il ne craint rien, sauf peut-être la perte de ses yeux car sans eux, la vie ne mérite pas d’être vue, ni vécue… Un merle se pose devant lui, il lui parle doucement, sifflote avec lui, il adore les oiseaux… Il fait tellement chaud qu’il boirait bien une bonne bière bien fraîche , mais il n’a pas envie de quitter son banc… Il continue à gazouiller avec le merle, c’est la seule langue étrangère qu’il parle couramment, celle des hommes ne l’intéresse pas, sauf celle de sa mère qu’il n’a pas oubliée faite de « je t’aime et de mamours. », il lui écrit de longues lignes chaque soir avec un crayon de bois, elle ne les lira pas, elle a disparu depuis si longtemps… Un cicatrice qui meurtrit toujours son cœur, la mort de sa maman…Depuis il dort très peu, très mal, souvent sur ce banc…
Il a gardé un trousseau de clefs, attaché à un anneau de rideau, elles n’ouvrent plus aucune porte, sauf celle de ses souvenirs…
Les oiseaux et les chats errants sont ses voisins, ils l’aiment tendrement et il leur rend leur affection qui réchauffe son cœur blessé.
Elle : elle est si belle qu’elle collectionne les regards tendres de chaque homme qui la croise, elle commence sa pause déjeuner , ses yeux contemple le vide de sa vie, dans ses poches son téléphone portable vibre, elle ne l’entend pas… Elle rêve à une autre vie, où plus laide, un homme saurait l’aimer, sans violence , sans jalousie… Elle grappille quelques cerises qu’elle vient d’acheter pour déjeuner… Ici seule, elle ne se force pas à sourire, pour quoi, pour qui… Pas à ce clochard en face d’elle…assis sur son banc qui ne la voit même pas.
Ses amis la surnomme la Fière, la Bégueule, c’est faux, comment pourraient-ils savoir ? Elle a peur de cet aspect physique que le temps va lui prendre sans rien lui laisser en retour. Un chat miaule à ses pieds, elle ne le caresse pas, elle n’aime pas ces animaux errants, car ils donnent des puces, préfère les chats de race. Elle a soif, il fait chaud, tout à l’heure en rentrant au bureau elle boira un café, elle boit toujours du café, quelque soit le temps…
Elle aime s’asseoir sur ce banc, regarder les passants passer, écouter les japonais parler entre eux…Se moquer de ces français rondouillards et bruyants… Car elle parle couramment le japonais, sa mère, diplomate a vécu au pays du soleil levant avec elle pendant toute son enfance. Ce soir, elle va lui envoyer un mail, un joli haïku, sur son PC tout neuf… Le manque d’amour est sa seule cicatrice, elle ne se voit pas mais ne se refermera jamais… Elle avait cru au prince charmant, il lui fait vivre l’enfer, jalousie et coups marquent sa vie quotidienne, il la poursuit, l’appelle, son téléphone ne finit pas de vibrer... Ce soir, elle dormira grâce à un somnifère car le sommeil n’est plus son allié, dans une chambre d’hôtel...
Elle sait ses clefs au fond de son sac, accrochées sur une peluche jaune, ce soir elle ne rentrera pas, elle le sait, elles ne lui serviront plus…
Ses voisins, de riches snobs ne remarqueront même pas son absence. Elle ne manquera à personne. Elle aime la chaleur d’un corps nu contre le sien … Mais c’est fini, son cœur se ferme à l’amour…
Irène
www.mamirene.over-blog.com
par juliette b.
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Irène
Que sait-on des gens que l'on croise
Lui avançait dans la vie solitaire, aimant se taire. Autodidacte, il parlait quatre langues et lisait passionnément les livres en version originale. Sans voiture, sans monture, il marchait, les yeux ouverts et les oreilles aux aguets avec une éternelle paire de jumelles à son cou. Ses poches étaient percées au propre comme au figuré, il n’avait pas de clef, pas de bagages mais la tête dans les nuages, l’esprit souvent en voyage. Il cheminait posément, vivait de l’air du temps, il était vol au vent…… « Vol au vent » souriait-elle en fredonnant, vol au vent et bon amant……..
Mais au fond que sait-on vraiment des gens ?
Elle était décidée, appliquée et organisée. Elle faisait tourner la maisonnée, c’est elle qui avait les clefs dans son sac avec les sous et les papiers… Dans ses poches juste un mouchoir, un mouchoir en papier, un mouchoir à jeter….. Elle avait beaucoup étudié, en dehors de sa langue ne parlait que l’anglais d’un air très satisfait, mais connaissait l’histoire et la géographie de nombreux pays…. C’est elle qui conduisait et cela lui plaisait… C’était une rapide, oui rapide, trop rapide parfois. .
Mais au fond que sait-on des gens que l’on croise ici-bas ?
ABC
http://detente-en-poesie.over-blog.com
par juliette b.
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ABC
Chers amis,
il va vous falloir beaucoup d'attention pour cette nouvelle Consigne
Elle nous vient de Georges Perec, le célèbre Oulipien:
Je vous demande de décrire deux personnages :
L'UN FÉMININ, L'AUTRE MASCULIN,
en répondant d'abord à ce questionnaire :
- Quels sont ses objets fétiches ?
- Que fait-il quand il (ou elle) n'a rien à faire ?
- Qu'y a-t-il dans ses poches ?
- Quel est le cauchemar ou le rêve qu'il(ou elle) fait régulièrement ?
- Comment mange-t-il (ou elle)?
- A--t-il (ou elle)le sourire facile ?
- Comment ses amis le (ou la) surnomment-ils ?
- De quoi a-t-il peur ?
- Aime-t-il (ou elle)les animaux ?
- Que boit-il quand il fait chaud ?
- Où s'assied-il volontiers ?
- Quelle langue étrangère parle- il (ou elle)
- Quel genre de mère a-t-il (ou elle) eu ?
- Avec quoi écrit-il (ou elle)
- A-t-il (elle) des cicatrices ?
- Quel est l'évènement qui a bouleversé sa vie ?
- S'endort-il (ou elle) facilement ?
- À quoi ses clés sont elles attachées ?
- Qui sont ses voisins ?
- Aimet-il (ou elle) la chaleur ?
-- Comment est-il (ou elle) quand il est amoureux ?
Puis à partir de toutes les réponses composant la trame des personnages. écrire DEUX PORTRAITS. (une femme et un homme)
Je crois que ça suffit pour cette suggestion.
La prochaine vous demandera la suite .....
Comme d'habitude envoyez vos textes à
jb3essarts@orange.fr
avant le 6 MARS
Bonne inspiration et bonne plume
Juliette
par juliette b.
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Déclencheurs,consignes,contraintes
Les enfants sont touchants dans l'expression maladroite de leur amour.
Cher Elvis m’a offert
Un iris pourpre et fier
« Une superbe lance
Pour percer ton cœur »
A-t-il dit moqueur
Et plein d’assurance…
Salomée m’a apporté
Un iris d’eau tout doré
« La douceur du velours
Pour prouver ma tendresse »
A murmuré comme on caresse
Ce cher petit amour…
Petit Pierre conquérant
D’un iris bleu m’a menacée
« C’est une fleur enchantée
Qui t’endormira pour trente ans.
Comme le prince charmant
Je serai premier
Pour te réveiller »
Et moi, heureuse grand-mère
Par trois fleurs ensorcelée
Ai serré sur mon cœur
Elvis, Pierre et Salomée
Remerciant l’iris multicolore
Des dieux le fidèle messager,
Et du sentiment amoureux le passeur.
Francesca Blue
par juliette b.
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Francesca Blue
Georgia O'KEEFE a fait une partie de son oeuvre
sur l'érotisme des fleurs
.http://www.metmuseum.org/toah/images/h2/h2_69.278.1.jpg
Juliette est mon amie.
Connaissant son penchant
Pour une certaine couleur,
J’lui envoie d’temps en temps
Quelques petites fleurs.
Et voilà la coquine
Qui délaisse le narcisse
Et les myosotis,
Et fait de mon Iris
Sa nouvelle consigne !
Je ne peux m’défiller,
Alors je lui demande,
D’ gentiment accepter
Mes vers de contrebande !
...attention, ce poème peut choquer quelques esprits chagrins...
Substitution
On m’a parlé de vous
Vous disant masculine,
Vous décrivant phallique
Et même misogyne,
Erigeant votre hampe
Dès les premiers soleils,
Merveille des merveilles
Sous les feux de la rampe.
Or vous m’offrez, Madame,
Au seuil de vos jupons
Les clefs et le sésame
D’un tendre Panthéon.
Dans la violente saga
De votre encre jetée
Mon regard est gaga
De tant de volupté.
Pétale après pétale
Vous dessinez, charmante
L’image végétale
De mon envie piaffante.
Mon œil caresse vos voiles,
Découvre votre fente
Qui torture tel Tantale
Ma nature bandante.
Car ma belle est au loin ;
Sur vous je pose l’index.
Comprenez mon besoin :
La vie est si complexe !
Ce soir Miles DavisJ
oue pour vous « Blue in green ».
Permettez donc Iris
Que mon doigt vous taquine…
Copyright © Arthémisia - février 2008
http://corpsetame.over-blog.com
par juliette b.
publié dans :
Arthémisia