Vous avez été tout de même neuf à faire face à la proposition précédente
Bravo !
Cette fois, il me semble que vous pouvez être très inspirés :
LA MER DU NORD
sans recommandation particulière.
Vous avez jusqu'au 9 Avril pour envoyer vos textes à :
jb3essarts@orange.fr
Bonne plume...
Juliette
par juliette b.
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Déclencheurs,consignes,contraintes
Ça me fait penser à du Brel... ça en a le charme
J’sais pas quoi faire.
Elle est si belle. Si blonde et si belle.
Sa peau, c’est du lait. Ses cheveux, du blé.
Vous l’imaginez, vous, contre ma peau ?
Vous imaginez sa petite main si blanche et si frêle dans cette paluche ?
Vous imaginez son regard si transparent sur ma tête noire ?
Je ne suis qu’un ouvrier. Mon corps en porte déjà tant de traces. Et j’ai déjà trente ans.
Elle, elle n’a rien d’abîmé. Rien ne l’a abîmée. Elle est toute fraîche, comme un poussin, toute jeune, à peine née.
Comment voulez vous qu’elle s’intéresse à moi ?
Comment voulez vous qu’elle me trouve un quelconque attrait ?
Comment voulez vous qu’elle ne me repousse pas ?
Bien sûr j’écris des poèmes. Vous croyez vraiment que cela suffit pour attirer le regard d’une jeune fille sur vous ?
Ce soir c’est le bal.
J’espère que l’autocar ne tardera pas trop. Il faut encore que je prenne mon bain avant de filer au presbytère. J’ai vu que le curé y avait de belles fleurs. J’peux bien lui en voler quelques unes.
Vous croyez qu’elle aimera les roses ?....
Copyright © Arthémisia
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par juliette b.
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Arthémisia
Sortie d'usine, on parle des problèmes du jour, on s'inquiète, on se rassure, on se soutient....
Ils se connaissaient bien tous les six et aimaient cet instant où ils se retrouvaient avant le retour du soir.
Les toits de chaume et la courbe arrondie, verdoyante des arbres de leur village servaient de toile de fond sur laquelle ils appuyaient leurs têtes.
Assis sur le sol, ramassés sur leurs pieds bien à plat, ils bavardaient comme chaque jour en cet fin d’après-midi d’été.
On voyait les peaux nues brunies par le soleil qui tranchaient sur les simples habits de drap brun ou écru.
Les muscles de leurs bras, de leurs jambes défigurés par l’effort et devenus grotesques, accrochaient le regard tant ils étaient noués et nerveux.
Les mains étaient puissantes, larges, habituées à soulever, pousser, arracher, cogner, trier. Des mains expressives, vivantes, habiles. Les deux femmes leur ressemblaient. On pouvait deviner que leurs corps massifs eux-aussi, savaient lutter, s’arc-bouter devant l’épreuve du travail physique.
Assis, très proches les uns des autres ils écoutaient la dernière anecdote de celui-là qui comme tous les jours trouvait les mots et les gestes pour les captiver.
Attentifs au conteur, leurs visages n’étaient plus que fils tendus vers un ailleurs.
Mais ce jour-là, c’était différent. Jean, accablé, restait en retrait et Lucie sa femme ajustait son chapeau pour cacher son désarroi. Sa sœur, Paule ne décolérait pas.
A la fabrique, des disputes et bagarres s’étaient déclenchées, et deux camps adverses s’étaient mis en place. L’affrontement fut inévitable. En réparation, le chef avait ordonné à Jean de s’excuser auprès de Michel, qui plaidait non coupable .
Michel , rassurait ses compagnons, ses mains amplement ouvertes criaient son innocence.
Plus tard, chacun perdu dans ses âpres pensées prit le chemin du retour, demain serait plus calme.
Claude
http://revesetecrituresdalice.over-blog.com
par juliette b
Texte réponse à la chanson "Requiem pour trois mariages" de Yves Stéphane écrite en 1968, chantée par Marie Laforêt sur une musique de Francis Lai
Catherine
La nouvelle est si grave qu'ils se sont assis, là où ils étaient, sur le chemin de terre.
Le chemin de terre qui mène à la rivière,là où s'est noyée Marie.
Marie, nattes brunes, l'œil gris, morte d'ennui
Morte d'avoir vécu sans rêve sans poésie
Auprès de François qui ne voyait dans ce mariage
Qu'une vie tranquille sans émoi
Sans autre amour que l'amour de soi.
Requiem pour trois mariages
La nouvelle est si grave qu'ils se sont assis, là où ils étaient, sur le chemin de terre
Le chemin de terre qui mène à la falaise, là où s'est jetée Lucie
Lucie, fille de rêves sans souci
Morte d'avoir vécu dans la violence et les cris
Auprès de Raymond qui ne voyait dans ce mariage
Qu'un moyen d'affirmer son pouvoir
De plier la femme à son bon vouloir.
Requiem pour trois mariages
La nouvelle est si belle qu'ils se sont assis, là où ils étaient, sur le chemin de terre
Le chemin de terre qui mène à la chapelle,là où on baptise le fils de Suzie
Suzie, fille des champs pleine de cœur
Vivant sans argent mais dans le bonheur
Auprès de Bernard qui voit dans ce mariage
La joie sans fin de combler de caresses
Une femme, joyau de tendresse.
Requiem pour trois mariages
Catherine
http://jecrie-jecris.blogspot.com/
par juliette b.
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catherine
Sans doute certains ont été perturbés
par les Fêtes de Pâques
Donc je prolonge et je vous laisse
jusqu'au 30 Mars
pour réfléchir et écrire sur le tableau de
PETER HOWSON

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jb3essarts@orange.fr
Je vous espère....
Juliette
par juliette b.
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Déclencheurs,consignes,contraintes