Actuellement mon activité professionnelle (surcroît de travail) ne me permet pas de gérer mon blog comme je le souhaite. C'est à dire assidûment. J'ai donc choisi d'arrêter quelque temps "Papierlibre" et le reprendre lorsque le temps me le permettra.Si toutefois une personne est intéressée pour s’occuper de Papierlibre pendant environ deux mois, m’écrire le plus rapidement possible à l’adresse suivante :Merci à tous de votre fidélité et continuez d’écrire. Toujours !NatC
Vous manipulez la phrase de Maupassant avec brio!Bravo à tous!
Aujourd'hui les textes de Christine,Sylvin et Mathéo.
Toute la journée les évènements s’étaient succédés à une allure infernale. Pour commencer le réveil n’avait pas rempli son rôle et comble de bonheur les enfants étaient arrivés tous ensemble et en avance ! J’étais engloutie sous les vêtements, les chaussures, les parents qui donnaient leurs consignes tous en même temps car il leur fallait vite partir au travail….Est ce que les petits avaient senti l’énervement des adultes ? En tout cas toute la journée les cris avaient succèdé aux cris, les colères aux colères. L’heure de la sieste avait été le seul moment de répit pour moi, trés court car le bébé s’était réveillé bien avant les autres ….Le soir venu et tout le monde reparti dans ses pénates, je décidai de prendre un bon bain ,histoire de me détendre un peu.
« Je me couchai ensuite et je tombai dans un de mes sommeils épouvantables, dont je fus tiré au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore. »
Le cauchemar épouvantable était revenu cette nuit là. Depuis des années je faisais le même à quelques variantes près…je marchais sur un sentier assez escarpe bordé d’arbres de toute part. Le soleil dardait ses rayons et la fatigue s’installait .J’avais soif, la sueur inondait mon corps et le sang battait douloureusement à mes tempes. Soudain, un faux pas, ma cheville qui se dérobait et je tombais dans le lac que bordait le chemin.
Aussitôt une panique inimaginable s’emparait de moi. Je battais des pieds et des mains pour tenter de rester à la surface mais les efforts désordonnés ne faisaient que m’enfoncer davantage. Les algues et les herbes s’enroulaient autour de mes chevilles pour m’entraîner sous l’eau ! Je ne raisonnais plus, mon cœur battait à grands coups précipites et ma bouche restait ouverte en un cri à la manière de Munch ! L’eau sale, boueuse s’y engouffrait et je l’avalais sans relâche dans le vain espoir de pouvoir respirer. Mon nez lui-même finissait par être envahi de minuscules particules de terre : je suffoquais !
Mon cerveau privé depuis trop longtemps d’oxygène commençait à m’envoyer des signaux bizarres. Je voyais des éclairs lumineux rouges, des silhouettes sans forme réelle m’entourer,des mains aux doigts démesurément longs se tendre vers moi et tenter de me toucher…Plus ils approchaient, plus je cherchais à m’en éloigner et plus l’angoisse me serrait la gorge.
Je savais qu’il me fallait partir, fuir au plus vite pour ne pas être entraînée dans un monde dont je ne reviendrais jamais !!! Mais comment faire ? Tout, autour de moi ,devenait noir et seul le fond du lac semblait nimbe d’une étrange couleur attirante …
Invariablement mes pieds touchaient le sol visqueux, spongieux et dans un dernier sursaut désespéré j’en tapais vigoureusement la surface et le miracle se produisait. Je remontais à l’air libre , toussant et crachant mais vivante…
Mais cette fois là, le réveil ne se passa pas comme prévu. Quelque chose m’avait certes sortie de cet enfer mais pour mieux me precipiter dans un autre…Quelque chose était entre par ma fenêtre laissée entrouverte, quelque chose qui se déplaçait sans faire de bruit .Pas encore remise de mon cauchemar je n’osais bouger….Mon esprit embrumé tentait de savoir qui avait bien pu pénétrer chez moi …Et soudain à la faveur d’un rayon de lune, je compris : Un soulagement indescriptible m’envahit alors et les émotions jusque là jugulées explosèrent en un torrent de larmes et de hurlements de rire. Le chat du voisin responsable de cette intrusion, surpris par ce déferlement de décibels miaula sa désapprobation et bondit gracieusement hors de l’appartement.
http://decoupsdecoeurenpassions
Christine/Aril
Ma journée a été mauvaise et je sombre dans un état qui ne m’est pas inconnu. Je passe la soirée, dévoré par des angoisses. Je tente de lire pour me débarrasser l’esprit de ses idées noires mais je ne porte pas attention à ma lecture. Je me couche ensuite et tombe dans un de ces sommeils épouvantables, peuplés de cauchemars, dont je suis tiré au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore. Mais non la secousse appartenait au cauchemar avec difficulté je sombre à nouveau dans un sommeil agité. cette fois j’entre dans une grande bâtisse, C’est une grande maison avec une multitude de chambres meublées dans le goût de la fin du dix neuvième.
Des photographies d’une famille qui m’est inconnue sont accrochées au mur et lorsque je me prépare pour me coucher les portraits prennent vie, ils me fixent, changent d’expressions. Ils me terrorisent, ils me terrorisent tant et si bien que je m’enfuie à toutes jambes mais je me perds immanquablement dans le dédale des pièces innombrables et je finis par déboucher au grenier ou je sais devoir éviter une trappe. Un trou béant qui mène directement à la cave e où je devine ma vie en danger. D’habitude j’ai la capacité de voler mais là, je n’y arrive pas, tous mes efforts sont vains, mes pieds ne quittent pas le sol, puis soudain je sens mes forces m’abandonner et je peux plus tenir debout.
Je me déplace d’abord à quatre pattes puis je suis obligé de rampé, le sol se dérobe et je sais la chute inexorable. Réveillé, je suis en sueur, tremblant de tous mes membres, je vais à la cuisine boire un verre d’eau j’attends que le calme revienne dans ma pauvre tête et je me persuade que le jour m’apportera le repos.
La journée avait pourtant bien commencé… J’avais enfin reçu ce coup de fil de Sophie que j’espérais.
En quelques mots échangés, notre complicité était revenue, presque intacte, miracle de l’amitié. Nos heures sombres étaient visiblement derrières nous…
Malgré ce temps gris d’hiver, mon humeur resta ainsi légère. Ainsi bien avant le printemps je me sentais revivre.. Et ni les tracas du quotidien ni les préoccupations professionnelles n’atteignirent cet enthousiasme.
Mais à l’approche de la nuit, lorsque la pénombre prit possession de ma chambre je sentis une angoisse infinie à nouveau m’envahir…. Bizarrement depuis cette rupture avec Sophie, trop accaparé par ma tristesse, j’en avais oublié ce sentiment.
Je me couchai ensuite et je tombai dans un de mes sommeils épouvantables, dont je fus tiré au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore. Le corps tremblant, la peau moite, le souffle coupé, je restais là, les yeux grands ouverts et rien ne pouvait calmer cette peur indicible. Fatigué de ce sommeil sans repos je guettais désespérément le bout de la nuit.
J’avais beau broyer du noir, m’abriter dans un dernier désespoir, je ne voyais aucune issue possible…. Je ravalai mes derniers pleurs…Et au petit matin, le visage livide, j’ouvrai alors grand les yeux devant ce vide abyssal qui se dessinait devant moi… maintenant j’en étais sûr, j’avais peur du Bonheur !
Sylvin
Baby la Malice,Lilounette et Guy.Merci.
Je me couchai ensuite et je tombai dans un de mes sommeils épouvantables, dont je fus tiré au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore ».
Pas vraiment envie de lire les mots qui suivent ou ceux qui précèdent. Encore une histoire étrange et compliquée, jusqu’à l’incohérence ou le délire. Mais pourquoi faut-il que je lise des passages au hasard avant d’acheter un bouquin ?
Je m’enquiers aussitôt du nom de l’auteur en couverture : Guy de Maupassant. Vague souvenir de cette nouvelle « Le Horla » et de son étrange récit mais je n’avais aucune souvenance de cet extrait précisément. J’ouvre à nouveau l’ouvrage et mes yeux tombent miraculeusement sur ce même paragraphe « une secousse plus affreuse encore » quand soudain c’est là que tout a commencé…
Le sol se mit à trembler, les rayonnages étaient agités de soubresauts, les livres tombaient un à un au sol. Autour de moi un vent de panique se déclencha dans la librairie. Cris. Hurlements.
Les secousses se faisaient régulières, accompagnées d’un bruit sourd et saccadé. Boum… Boum… Boum… Comme si chaque tremblement avait pour origine un bruit de pas qui s’approchait.
Le flot de la foule m’entraîna au dehors. La rue n’était plus que fuites en avant et bruits de sirènes. Puis le ciel s’obscurcit brutalement. Je levais les yeux, il était là.
Devant moi, se dressait une immense créature qui stoppa net à mes pieds. J’étais totalement paralysé face à cette masse impressionnante : un mélange de Yéti et d’extraterrestre, une espèce de King Kong avec des yeux lumineux. C’est du moins ce que je crus discerner à huit mètres au dessus de ma tête. Il leva alors son poing menaçant et l’abattit sur moi.
Ce fut le noir, ou presque. Je me redressais d’un coup pour me retrouver assis, ruisselant et totalement désorienté. Le cadran de mon radio réveil indiquait 02:45.
Je repris mes esprits, respirais profondément puis me recouchai pour tomber dans un de mes sommeils épouvantables… Quand soudain c’est là que tout a commencé.
Guy