Matité du silence
Obscure tristesse
Du corps déserté
De ton âpre désir
Ombre du silence
Des offrandes oubliées
De tes mains de caresse
Voyageuses audacieuses
Cri du silence
Souffrance d’absence
De tes doigts
d' ivresses inventives
Jouissance du silence
Pénétrant de ta bouche
Avide découvreuse
D'une rose dépliée
Juliette
30/7
http://orchis-mauve.mabulle.com/
par NatC
publié dans :
juliette
Silence de délivrance
Le Silence d'une présence
Le Silence d'une idée grandissante dans les têtes pensantes
Le Silence d'une danse presque une transe
Le Silence d'un homme seul dans sa dépendance
Le silence qui s'impose comme une délivrance
quand les portes de la journée se ferment sur ta derniére réverence ,
celle que tu offres au soleil avant que lui aussi fasse silence de ses rayons
Silence ici on pense
JcdeChoc
par NatC
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JC
Silence d'Absence d'Annick, si douloureux
La maison était jolie,
Le personnel gentil.
Il l’a posé là,
Comme un paquet fragile,
Est resté un moment
Puis il est parti.
Pendant des jours, des semaines, des mois
Derrière sa fenêtre
Elle a regardé le tournant de la route
Reviendra-t-il ?
Un jour elle s’est assise
Pour attendre, attendre encore
Une visite, un appel, une lettre
Elle a attendu longtemps,
Très longtemps
Enfin elle s’est couchée
Elle s’est assoupie
Elle est partie…….
Son enfant, son enfant unique
L’avait déposé là
Comme un paquet fragile
Elle a attendu, attendu, attendu
En silence,
Silence immense,
Absence,
Souffrance,
Déchéance,
Démence,
Silence,
Elle a fermé la porte
Sur la pointe des pieds
Elle a renoncé
Et l’a abandonné
Silence !
ABC
http://detente-en-poesie.over-blog.com
Le personnel gentil.
Il l’a posé là,
Comme un paquet fragile,
Est resté un moment
Puis il est parti.
Pendant des jours, des semaines, des mois
Derrière sa fenêtre
Elle a regardé le tournant de la route
Reviendra-t-il ?
Un jour elle s’est assise
Pour attendre, attendre encore
Une visite, un appel, une lettre
Elle a attendu longtemps,
Très longtemps
Enfin elle s’est couchée
Elle s’est assoupie
Elle est partie…….
Son enfant, son enfant unique
L’avait déposé là
Comme un paquet fragile
Elle a attendu, attendu, attendu
En silence,
Silence immense,
Absence,
Souffrance,
Déchéance,
Démence,
Silence,
Elle a fermé la porte
Sur la pointe des pieds
Elle a renoncé
Et l’a abandonné
Silence !
ABC
http://detente-en-poesie.over-blog.com
par NatC
publié dans :
ABC
Et si nous jouions de nouveaux avec les mots,
pour un texte, en prose ou en vers
"à votre façon",
sur le thème du "SILENCE"
J'espère que dans la paix des villes désertées, dans le calme de la campagne, à l'aurore embaumé d'air marin, ou simplement à l'heure de la sieste,
vous trouverez l'inspiration.
Vous avez dix jours comme d'habitude, pour faire parvenir
vos créations
à
jb3essarts@orange.fr
Et soyez brillant(e)s, c'est la Sainte Juliette
À vos plumes .....
Juliette
par Juliette
publié dans :
Déclencheurs,consignes,contraintes
Martine nous parle Espérance en des temps nouveaux....
L’homme se dresse sur la montagne.
Il émerge du brouillard.
Du regard il fouille le bas de la pente.
Un gros soupir gonfle sa poitrine.
Encore un échec, encore un. Le troisième déjà.
Le découragement le saisit, non, il ne recommencera pas, il en a assez.
Des pertes, encore des pertes, chacune d’elles lui fend le cœur.
Leurs erreurs à eux, ce sont aussi et avant tout les siennes.
Pourtant d’autres ont réussi, il le sait. Quel est leur secret ?
Il faudrait qu’il recommence encore.
Dans un jour, dans une semaine, il faudrait qu’à nouveau il tente encore sa chance.
Non, il secoue la tête, il va renoncer tant pis, il n’en peut plus !
Tout-à-coup derrière lui il entend les survivants commencer à bouger doucement.
Il entend leurs cris, leurs soupirs.
Il se retourne prêt à les affronter, à affronter leur colère pour son échec.
Il les regarde au fond des yeux.
Mais non, nul reproche dans tous ces regards tournés vers lui.
Des encouragements, des prières pour qu’il trouve à nouveau la force de faire face.
Il soupire.
« Vous êtes sûrs ? »
Les yeux de ces êtres si dissemblables le réconforte, leurs regards lui transmettent leur foi en lui.
« Pourtant c’est toujours vous qui souffrez, c’est cette terre entière qui souffre de mes erreurs ! ».
Mais la confiance est toujours là dans leurs yeux.
Ils sont encore prêts à le soutenir dans sa quête.
Il soupire de nouveau, mais le carcan qui étreignait sa poitrine se desserre un peu.
Alors, dans un souffle, il accepte à nouveau le fardeau.
D’un geste de la main, il balaie les derniers nuages qui encombrent le ciel.
D’un autre mouvement, il fait refluer les eaux qui battent encore le bas de la montagne.
Derrière lui, c’est un joyeux remue-ménage de corps qui se mettent en mouvement.
Dans le lointain, les arbres commencent à s’élancer vers le ciel près à accueillir à nouveau ceux qui vont tenter la nouvelle aventure.
L’homme regarde les rescapés de sa dernière grande fureur, s’éloigner.
Il s’apprête à regagner son laboratoire caché au cœur de la grande montagne, seule à émerger du flot qu’il a du déclencher pour assainir cette pauvre terre martyrisée par ceux qui devaient en être les gardiens et qui n’ont su que l’assassiner à petit feu une fois encore.
Cette fois, il s’en fait la promesse et en fait la promesse aux animaux qui s’éloignent pour commencer leur travail de réensemencement, il réussira.
Les prochains hommes qui naîtront sauront protéger et chérir, ils ne détruiront plus.
Il veut y croire, une nouvelle ère s’ouvre devant lui, le soleil doucement se lève et sa chaleur l’encourage.
Alors sans plus un regard en arrière, il tourne les talons et s’enfonce dans le flanc de la montagne prêt à reprendre son œuvre.
Martine27
http://moncarnetamalices.over-blog.com
par Juliette
publié dans :
Déclencheurs,consignes,contraintes