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Jeudi 1 novembre 2007

 
Chambre mystère d'Arthemisia

Je ne pourrais pas être architecte.
Ma chambre n’a pas d’abscisse, ni d’ordonnée d’ailleurs.
Cela ne veut pas dire qu’elle soit désordonnée. Non. Mais elle est sans géométrie, sans calcul, sans fin, je veux dire indéfinie.
Sans prédestination, sans fonctionnalisme non plus. Qui fait-on ? Là n’est pas la question.
Cette chambre ne se situe nulle part, dans aucune maison, aucun appartement, aucune ville, aucun pays.  Elle n’est pas construite, même pas en rêve. Elle ne contient aucun meuble, pas le moindre lit, ni la moindre commode. Encore moins une bibliothèque, des tableaux, un miroir.
Difficile pour moi de vous parler d’un espace qui, non seulement n’existe pas, mais en plus n’a pas de dimensions, de fin, n’est même pas arpentable, qui se moque de mes pieds, de mon œil, de ma main.
Pire : cette chambre n’est même pas une image, une chimère, une idée, une pensée. Elle n’est même pas un vide, un devenir à imaginer, à construire.
Elle n’est rien.
Elle pourtant, il me semble qu’elle est tout aussi.
Un peu... comme une suspension au-dessus de mes petites victoires quotidiennes.
Une suspension autour d’un manque.
 
 
Copyright © Arthémisia - octobre 2007
http://corpsetame.over-blog.com



Mercredi 31 octobre 2007






Chambre d'amours fievreuses  au Jardin des Délices





  "J'ai voulu décrire une chambre de rêve, les murs recouverts de tentures ou couraient des biches, (trop riche) une alcôve et un dais profonds, (trop con) d'épais tissus de velours, (trop lourd) un baldaquin (coquin) un grand lit circulaire (de quoi j'aurais l'air) et des miroirs au plafond (ben, voyons !) pour nous voir faire l'amour, mais non, ça n'allait pas, il y avait beaucoup trop de magnificence, de théâtralité, alors je suis revenu à plus de simplicité, et voici ce que j'ai, de ma chambre, accouché : un petit truc en forme de calligramme (merci, Guillaume…) que voici :"



Un grand jardin fleuri dans laverte campagne endormie
Une maison blottie au creux du jardin silencieux
Une chambre à coucher dans la maison quiète
Un chevet de lit en chêne dans la chambre
Un soliflore sur le chevet rustique
Une rose rouge dans le joli vase
Cœur de velours dans la fleur
Mon cœur qui cogne et bat
Et toi, ici, toi, toi
Dans mes bras
Toi
Toi
Toi
Toi
Jusqu’à l’hallali
Je boirai goulûment ton calice

Gérard (fleur bleue)
www.quoitudis.over-blog.com
par juliette publié dans : Gérard
Mercredi 31 octobre 2007




Tout au fond du couloir…,
Une chambre….
Tapisserie à grosses fleurs,
Un peu passée 
Plafond en pente
Peint en rose mauve
Entre les poutres.

Au premier regard
le lit
Un tissu indien
À fleurs et ramages
Mauves et violets,
Quatre coussins
Des mêmes nuances
Reposent
Négligemment,
À côté d’un cochon
Rose
D’un persan
Blanc
En peluche.


Épars sur le lit :
Des livres
Poésie, romans,
Philosophie

Des lunettes
À monture violette.
Sur la psyché
Une lampe 
Perles roses et bleues
un macaron géant
De mon amie Sylvie
Violet encore

Une bibliothèque
À déborder de livres,
Un rayon réservé
au « petit musée
De Lise » .
En face une bonnetière,
la porte ouverte
Livre au regard
Des vêtements 
Couleurs
de prune écrasée
ou de bleu améthyste
.

les placards débordent
de pulls, bas, écharpes,….,
Violets encore
Aux murs
Des toiles,
une seule de Juliette 
en face du lit :
Lise.
Chaque matin,
Chaque soir, ,
Je lui parle,
Elle écoute,
Je confie, j’interroge
Elle suggère
enfin paisible

D'autres toiles
amies

conjuguent le violet
À l’orange ou l’ocre.
Ça et là accrochés
Des petits sacs en satin,
Des écharpes de soie,
Des colliers d’ambre
Devant la fenêtre
Un Potos échappe
Ses lianes souples,
Face le jardin,
ombragé
d’un arbre de Judée.

Dans la chambre
Mauve
Je me réfugie
Pour

Lire les livres
Écouter la musique
Écrire les poémes
Et dormir
Seule

Avec les chats.

Juliette
www.beaudroit.com





par juliette publié dans : juliette
Mercredi 31 octobre 2007

Une chambre du souvenir

Dans un chalet à Miages :

....Au fond de la pièce, presque invisible dans la pénombre s'élève une échelle de meunier qui semble pénétrer le plafond de sapin. Tout en haut, on découvre une porte vite construite en planches mal ajustées au travers desquels filtrent de multiples rais de lumière. On la pousse, elle ne grince pas :
Voilà la chambre. Basse toute habillée de bois légèrement orangé et encore odorant. Le sol est de vieilles et larges planches non rabotées à la teinte grisâtre.
Ce qui étonne ici c'est le lit immense qui donne à penser que dormir ou aimer est essentiel en ce lieu, il ne laisse autour de lui qu'une façon de couloir pour se déplacer.
La fenêtre est minuscule mais étonnamment lumineuse à tel point que les yeux souffrent à la fixer.
Partout sur des étagères soutenues par des cordes d'escalade rappelle que c'est la châlet d'un guide (ces cordes  souples et colorées  que j'aime tant caresser et tordre dans mes doigts pour en apprécier la résistance. Chaque fois je m'imagine pendu à l'une d'elle, dépendant totalement de  ces fils multicolores qui semblent chacun si délicat).
Elles supportent difficilement et en se pliant des livres qui semblent d'autant plus lourds qu'ils sont remplis d'images de montagnes, de toutes les montagnes du monde.
A droite, un grand cadre doré où une multitude de petites photos se recouvrent en partie. Elles sont surtout en noir et blanc ,parfois toutes grisées, souvent jaunâtres, de-ci, de-là  quelques clichés en mauvaises couleurs. Mais on ne s'arrête pas à ces considérations, et l'on ne voit sur chacune que cet homme  grand, solide, comme armé de ses cordes, de son sac et de son piolet, regardant de ses yeux bleus chaque fois une montagne différente, toutes celles des livres sur les étagères. C'est le même magnifique, doux et maintenant vieux guide  qui m'a donné les clés du chalet.
A gauche, de l'autre côté de la porte, un autre cadre de bois sombre avec une seule grande photo. Un homme jeune  au regard si clair qu'il en paraît presque blanc, un regard volontaire, presque trop, comme un peu fou.
C'est le fils du guide, guide lui-même mort en montagne. Cette chambre ressemble un peu à une chapelle dédiée à son souvenir et seul mon sac à dos posé sur la table semble dire que l'on peut encore y vivre et y dormir.

Piere-Elie Benoit

Mercredi 31 octobre 2007



Un coin pour poser mes rêves " j'aime cette expression.
C'est vraiment la chambre idéale



 Je l’ai voulue très sobre, toute de blanc vêtue mais chaleureuse, à l’image de la campagne avoisinante pétrie de calme et de verdure .
Une unique et grande fenêtre, ouverte au sud-est, y laisse pénétrer une lumière bienfaisante qui irradie les matins un peu gris .C’est elle mon réveille-matin qui laisse filtrer le jour, les premiers chants d ’oiseaux et le trouble des vents .C’est elle qui laisse venir l’été l’or des rayons de lune. Les couleurs chamarrées des nattes brésiliennes réchauffent un sol de vieilles  tommettes claires.
De belles toiles abstraites peintes par mon amie Nina éclaboussent les murs de taches de gaieté .
C’est mon chez moi de blanc et d’ éclatant, un peu bohême, un peu artiste, un peu nature. La musique, les livres, les objets que j’aime semblent veiller sur moi et attiser ma rêverie.
C’est une pièce qui vit autant qu’elle dort, pas seulement un coin où poser tous mes rêves.
 J’aime quand le soleil inonde ma musique, que l’odeur du chèvrefeuille pénètre les douceurs du matin,que le vent caresse les voilages comme un instant parfait,une tendre mélodie . Ma chambre rêvée dès l’enfance, peuplée de mille songes, de désespoirs ou d’illusions perdues, de vie aussi, bien sûr !
 
 
                          Balaline 

par juliette publié dans : Balaline
 
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