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Jeudi 29 novembre 2007

Je retrouve un deuxième texte de Balaline,....
il est très beau....


Ce noir de vie me hante
J’ai beau l’effacer il revient
Il m’obsède le jour
Il me poursuit dans l’ombre
Où est passée ma lumière
Tu sais celle qui brillait avant
Avant
Il y avait la vie
La vie avec toi
La vie douce chaude
La vie amour
Avant
 
Je vais te retrouver
Dans le chaud de ce verre
Tu sais mon compagnon
Ma petite lumière
De velours vert
Qui brûle mon palais
Euphorise mon corps
Elle m’approche de toi
Elle se fait lien
Oubli
Colmate ma blessure
Un instant
 
Je revis en silence
Tout
Le bien que tu m’as fait
Le mal
Je ne te cherche plus
Tu me retiens toujours
Dans la liqueur amour
Qui me donne des ailes
Nous ne nous quitterons plus
Toi et moi
Et elle
Douce compagne de l’ennui
Sœur ou amante
Je ne sais
Et pourtant chaque instant
De plus en plus présente
De plus en plus pressante
Elle m’accompagne au paradis
 
 
 
Balaline  novembre 2007
 
 
 
par juliette b publié dans : Balaline
Mercredi 28 novembre 2007


Un au tre regard sur ce tableau


 
Ils guettent le train qui les emmène pour une nouvelle vie
Assise sur un long tabouret, elle prend un verre de jus
Elle s'est vue dans le verre, elle le contemple amplement
La contemplation silencieuse et muette de son avenir
Elle a eu tout le temps de contempler son destin
elle est partie loin aussi loin de tous et ! Elle voit son destin
Oui, elle attend son destin qui viendra l'emmener si loin
Si loin qu'elle sera obligée de quitter ceux qu'elle aime
De laisser sa maman bien aimer de tous
De laisser son père adoré, son idole.
De quitter son enfance, pleines de joie,
Oui de laisser tout derrière elle et partir pour une autre vie
Elle va dans ce pays qu'elle ne connaît pas
Elle se demanda, comment va être sa nouvelle vie
Avec celui qu'elle a choisi, celui qu'elle aime.
Lui assit devant elle, tout heureux, de cette nouvelle vie
Un cigare à la bouche, comme un homme satisfait
Avec celle qu'il aime, avec celle qui la choisie
Il regarde tout ce qui se passe devant lui.
Comme un bon connaisseur a la vie
Contrairement à ça bien aimée, confiant et sur de lui
Il est complètement rassuré quelle est avec lui
Comme un bon connaisseur a la vie
Contrairement à ça bien aimé, confiant et sur de lui
Il est complètement rassuré quelle est avec lui
Et de partir pour cette  vie nouvelle.
Ils vont pour  construire leurs vies
Pour un nouveau départ conjugal.

Rachida
http://idarts.over-blog.com/

Mercredi 28 novembre 2007


Texte plein de verve, très proche, semble-t-il,
de la réalité

 
- Qu’est ce que vous avez à me regarder comme ça ? Laissez moi boire ma verte tranquille ! (Elle boit) …
 
…Vous voulez me peindre ? Faire mon portrait ! Arrêtez ! Je suis lucide. Quand je sors, j’m’habille un peu mais vous avez vu ce galurin ? J’suis pas belle, Monsieur. Enfin je ne le suis plus. (Elle reprend une gorgée)…
 
…Vous voulez me peindre, quand même ? Vous m’trouvez belle ?
Vous savez, même Marcel, y’me regarde plus. Je me demande même si il l’a jamais fait. Peut-être au début, quand il travaillait encore ?...
Depuis que son patron l’a mis à la porte, parce qu’il l’avait surpris dormant dans l’arrière boutique, Marcel, ben, il a perdu la boule. Il a commencé à errer dans le quartier à la recherche d’un autre travail ; mais vous pensez bien que tout le monde était au courant, alors aucun aut’e patron n’en a voulu.
Après, il est venu chercher des bons coups, au café. Des bons coups, comme il dit. Je dis que se sont des sales coups moi, ces coups là.
Et puis de coup en coup, il en a pris des coups, des petits coups, des derniers p’tits coups, des coups pour la route, des 50%. Il ne tient plus coup, Marcel. R’gardez la tête qu’il a…
 
Alors moi, il y bien fallu que je le suive au café, l’Marcel, sinon ça allait mal tourner…
 
Au début, je buvais des limonades. Mais l’absinthe, c’est bon, Monsieur…
Sglurp. (Elle boit une gorgée)…
 
Monsieur comment d’ailleurs ?....Monsieur Degas ? Monsieur Degas, c’est bon la verte. Ca fait oublier tout, les fins de mois difficiles. Et les coups, ceux que je prends dans le ventre quand il est saoul.
 
Vous me donnez combien si je pose pour vous ?
 
Marcel ! Marcel !
T’entends ça ? 40 sous ! Marcel, 40 sous !!!
 
Copyright © Arthémisia – novembre 2007
http://corpsetame.over-blog.com
 

Mercredi 28 novembre 2007



Cela aurait été dommage de se priver de ce beau texte

 De ta couleur presque opale
Madame l'Absinthe fait nous oublier, fait nous oublier les mots et
les maux,
Donne nous l'oublie dans tes vapeurs.
 La vie ici est trop dure
 Même si parfois je ne veux pas de toi Madame l'Absinthe, tu me fait
voir mon homme beau...dans tes vapeurs, le cloaque dans lequel je
 m'assois chaque soir pour te boire Madame l'Absinthe, se transforme
 en palais des milles et une nuits
 A l'inverse de mon taudis froid et noir.
C'est au fond de nos verres d'Absinthe que je trouve la force de
regarder, en face cette triste époque , cette réalité médiocre ,
Donne moi des rêves d'or Madame l'Absinthe, donne moi la torpeur
qui me fait doucement partir vers l'oublie, vers ses ténèbres qui
s'illuminent à chaque passage de ton liquide anisé et sucré dans ma
gorge, laisse moi m'envoler Madame l'Absinthe, dans tes vapeurs si
légères , laisse moi disparaitre dans les miroirs du comtoir
Et n'être que le spectateur de cette déchéance
 JC
par juliette b. publié dans : JC
Mercredi 28 novembre 2007




Et maintenant passons aux choses sérieuses:
LA NOUVELLE CONSIGNE

Pas de surprise : elle porte sur le même tableau et
vous laisse libres d'écrire comme certains l'ont désiré,
sur l'alcoolisme ou (et) l'absinthe.




painting-absinthe-degas2-copie-1.jpg

J'ai déjà quatre textes que j'ai mis de côté.
Je  vous laisse une semaine  soit jusqu'au
5 Décembre.


Comme d'habitude envoyez vos textes, en prose ou en vers à
jb3essarts@orange.fr

Bonne inspiration

juliette

 
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