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Lundi 31 décembre 2007




Fleurs de givre

J’aime ces longues fresques
Aux cheveux blancs de paille,
Bleus des visages ou presque
Avec une bouche noire qui baille

Ces femmes sont fascinantes
Nues et glacées, pleines de rondeurs
Epousant les trottoirs, indécentes
Et pourtant candides en leur cœur.

Leur voix se fige sous le baiser
Du céleste soleil. Muettes et dociles
Elles fondent sous lui effarouchées
Après un dernier battement de cils.

Liliane



par juliette b publié dans : vos poésies
Lundi 31 décembre 2007



Ma  Mounette n’est plus, ma douce, ma tendre, ma fidèle, ma merveilleuse au regard d’or, ma belle chatte de gouttière trouvée un jour dans une boîte de carton !
    Tu n’iras plus l’été te rouler au soleil sur la plaque du puits, ni t’allonger heureuse dans l’ombre bleue des nepetas. Tu ne guetteras plus le « tuit, tuit » lancinant du verdier, cachée sous l’hortensia ou dans la jungle verte des coloquintes en fleurs. Je ne te verrai plus piquer ton petit sprint à travers la pelouse et revenir me voir aussi fière et cambrée qu’une danseuse de Flamenco ! Je vais attendre en vain le tic tic de tes pattes effleurant le plancher, le bond si prévisible sur le rebord du lit, les petits coups de tête sur la tranche du livre jusqu’à ce que je te fasse une place dans le  creux de mes bras. Tu posais ta tête sous mon menton et je continuais à lire en écoutant le murmure apaisant de ton ronron discret. Parfois, je refermais le livre et m’absorber dans le spectacle de cet abandon m’apportait une quiétude immense.
    Je te rêve partout : sur les marches de l’escalier, ta tête me surveillant à travers les barreaux, derrière la porte vitrée de la cuisine qui donne sur le jardin, dans la cagette des chaussettes, sur le rebord du bassin où tu observais les poissons pendant des heures, sur le coussin du fauteuil où tu m’attendais patiemment tous les soirs …
    Je garderai toujours l’empreinte de ce regard plein de confiance et d’absolue tendresse. Je le verrai partout, sans fin éparpillé dans la lumière du matin, le tournoiement des hirondelles, l’odeur de la lavande, la chaleur accumulée par les tuiles de l’allée, le labyrinthe des planches qui séparent les carrés de légumes et que tu suivais scrupuleusement de ton pas de félin.
    Je sais que certains doivent nous trouver stupides, indécents peut-être de pouvoir parler ainsi d’un animal, de le pleurer autant, mais ça m’est complètement égal. Ils peuvent penser ce qu’ils veulent, je m’en moque! Il y a longtemps que je trace ma route, que j’ai réglé mon pas sans me préoccuper du jugement des autres et je suis tout à fait certaine que beaucoup d’hommes auraient beaucoup à apprendre du comportement animal !
 Ce qui va par contre me poser question pendant très très longtemps, c’est cette force qui m’a poussée à choisir de façon aussi prompte la solution finale ! Nous n’étions pas du tout venus pour cela, juste pour savoir  et pourtant cet homme a su trouver les mots pour nous montrer la voie de la raison. Depuis, je n’en finis pas de questionner mon mari pour qu’il me répète encore et encore comment les choses se sont passées, comment j’en suis arrivée là.
    Tu dors près de la vigne où nous aimions nous installer toutes les deux les jours de grand soleil. J’ai planté dans la terre une branche de rudbeckia qui fleurissait encore, symbole d’un été qui ne veut pas mourir ! J’espère qu’elle y prendra racine, ce sera pour moi un signe de pardon. J’aimerais tellement croire Walt Whitman quand il dit : « Je suis arrêté quelque part et je t’attends ! »



par juliette b publié dans : vos poésies
Mercredi 26 décembre 2007



Un champs de regrets...

Comme des larmes...seuls
Comme des esprits qui jamais ne veulent
Sortir de leur corps, quitter l'humanité
Qu'ils avaient tant aimé...pourquoi devoir la quitter?

Des batailles, un devoir...
Pourquoi faire ce que nous ne voulons pas voir?
Me quitter... t'en aller...
Partir sur ce champs de regret...

Une arme...des tirs en tous sens
De quoi te faire entrer en transe...
Du sang...tes amis qui, au sol effondrés, sont partis...
Reviens! reste en vie... de toute façon tu me l'as promis...

Que de tristesses, que d'horreurs!
Où se cache donc le bonheur ?
Toi... désormais allongé à terre...
C'est ainsi que s'est finie cette guerre..

Telle une âme qui inconsciemment
Part avec ses tourments...
Telle une larme qui doucement...
Coule sur ma joue en sang...


Hélène

http://lisia.over-blog.com


par juliette b publié dans : vos poésies
Mercredi 26 décembre 2007

 

UN acrostiche
"Accents poétiques":
 
 
Apprécier les accents poétiques
Ce n’est pas donné à tout le monde.
Ca n’exige pas un QI énorme
Et faire de grandes études
N’est pas forcément utile
Toutefois ce n’est pas simple
Sans être très complexe
 
Poétiser le monde
Ouvrir grand ses oreilles
Ecouter le silence
Tendre les mains vers le vide
Infini et la solitude éternelle
Quelle vie de chien, poète !
Un flot de mots inaudibles
Et de paroles incompréhensibles
Saisir l’instant d’une étoile
 
Laura
http://lauravanel-coytte.hautetfort.com/
par juliette b publié dans : vos poésies
Mardi 25 décembre 2007


Nous finirons l'année en beauté, sur ce franc succès de "LA TABLE.
22 participants....

Pour les consignes, ce sera " la trêve des confiseurs",  cependant,  à ceux ou celles que la plume taquinerait,
je propose d'envoyer
un poème
sur le sujet de votre choix.
à l'adresse habituelle :
jb3essarts@orange.fr

 
En attendant la prochaine année, je vous souhaite un

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Amitiés à toutes et tous.

Juliette


par juliette b publié dans : vos poésies
 
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