LETTRE D'ADIEU d'ARTHEMISIA
N'avons nous pas toutes eu un jour
ce besoin d'être enfin à nous- même
ce besoin d'être enfin à nous- même
A Dieu !
Je m’en remets à Dieu. Je ne veux plus brûler mes jours derrière les miroirs fallacieux des ronrons rassurants.
Adieu ! Le temps n’est plus celui de la soumission irréfléchie et de la mort de l’être. La roue a fait la femme, cette ouverture au monde, et la curiosité de mon regard m’a conduite à découvrir et à prendre en charge le poids de mon ignorance béate.
Adieu ! Cela est politique. Aujourd’hui je sais combien la coutume, le rite, et l’acquis ridicule des siècles ont pesé sur ma vie, et fait de la tienne un espace confortable et sans question. Mais aujourd’hui, elles sont là les questions, celles que tu ne peux pas entendre, celles que tu ne veux pas entendre.
Adieu ! Je ne suis pas ta mère, pas ta bonne, pas ta pute.
Je veux demeurer moi, ce lieu du sensible, où on ouvre les yeux et les mains très grands pour cueillir, accueillir le présent de l’Autre.
Car je sais que mon regard est dans la nécessité, au carrefour où se rencontrent le chemin de vie et le chemin du rêve, de croiser d’autres regards, et qu’ensemble ils pourront s’arrêter sur l’instant.
Adieu !
Parce que je tiens à moi.
M.
Copyright © Arthémisia – janv 2009
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