Un petit peu en retard .... mais attendrissant
La longue journée d’un homme
Demain dès l’aube où blanchit la campagne
L’enfant naîtra, nu fragile mais vigoureux
Il s’épanouira aimé, protégé auprès de sa maman
Demain à midi quand le soleil réchauffe la campagne
Il sera adulte, vivra intensément son fabuleux destin
Sa vie pleine de promesse, immortelle, éternelle
Demain au crépuscule quand la nuit assombrit la campagne
Il méditera, sage parmi les sages, les leçons de sa longue vie
D’autres enfants sont nés, il leur distille sa sagesse et son enseignement
Demain à minuit, quand la lune ronde éclaire la campagne
Il partira, dans le firmament où une petite étoile naîtra,
Mais pour toujours, dans le cœur des enfants il vivra…
Irène
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par juliette b.
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Irène
OUF ! Ils ont bien failli ne jamais se rencontrer....
Il ne la voit pas, pourtant elle est là, chaque midi, grignotant sur un banc en face de lui, il ne sait plus aimer, ne sera plus amoureux.
Elle découvre un homme sur le banc en face, il ne la voit pas, sa beauté l’indiffère, elle sourit et part…
Cette pensée devient de plus en plus obsessionnelle : il ne la voit même pas… Elle qui est tellement jolie que le regard des hommes la transperce, la déshabille à chaque pas.
Le lendemain il est toujours sur son banc, comme s’il ne l’avait pas quitté, ses yeux errent sans but tristement. Il mange son sandwich dégoulinant de sauce grasse et partage quelques miettes avec un chat errant qui se frotte contre ses jambes en ronronnant.
Elle arrive, rougissante comme une adolescente se rend à son premier rendez-vous. Elle a soigné sa coiffure, son maquillage s’est enveloppée d’un nuage de parfum. Elle lui sourit timidement et s’installe sur son banc.
Il ne répond pas à son sourire, il l’a vue mais détourne son regard…
Vexée, elle mange sa pomme son biscuit et part dépitée. Elle n’accepte pas : comment un pauvre sans abri peut-il la mépriser à ce point ? Elle si belle, si cultivée… Lui, rustre n’aimant que la compagnie des chats.
Il la regarde partir, elle ignore qu’elle occupe toutes ses pensées… Il la connaît, n’ignore rien d’elle. Il sait reconnaître la véritable beauté sous la couche de fard. Il l’aime en secret, pour elle il apprend même le japonais, écrit sur le sable des haïkus…
Si seulement elle savait…
Elle n’est plus revenue, à choisi un autre parc, un autre banc !
Il est triste, la compagnie du chat, son compère d’infortune ne lui suffit plus.
Il se lève, retrouve ses clefs, les introduit dans la serrure qu’il a délaissée trop longtemps. Utilise la salle de bain, se lave, rase sa barbe hirsute et c’est un homme transformé qui sort de la maison. Il se rend dans l’immeuble de grand standing où elle travaille, entre sans façon dans le bureau du patron.
Elle n’en croit pas ses yeux, quel personnage désagréable : entrer ainsi sans se faire annoncer, sans même un regard vers elle. Il lui semble le connaître… Où l’as-t-elle rencontré.
Il sort bientôt avec son patron qui le lui présente… C’est son jeune frère, il travaille maintenant dans l’équipe, elle sera son assistante, il se prénomme Damien.
Où l’a-t-elle rencontré ? Son visage semble si familier… Elle connaît ce regard triste errant dans le vide…
Non, ce n’est pas possible ! …
Elle se rend dans le parc, il n’y a plus personne sur le banc ! Quel dommage ! …
Elle n’oubliera jamais cet instant où désemparée, elle ferma les yeux et lorsqu’elle les rouvrit il était devant elle,une pâquerette à la main, lui disant « Sukiyo » .
Irène
par Irène
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Qu'en sera-t-il de leur rencontre ?
S'ils se rencontrent .....
S'ils se rencontrent .....
Lui : il aime collectionner toutes sortes de babioles inutiles, comme ces bouchons de bouteilles qui traînent dans ses poches. Assis sur un banc il regarde au loin passer les oiseaux migrateurs, il rêve de voler à leur côté, de visiter le monde, il vient de dévorer un sandwich dégoulinant de sauce bien grasse et digère un petit sourire satisfait au coin des lèvres.
Ses amis le surnomment l’insouciant, il ne craint rien, sauf peut-être la perte de ses yeux car sans eux, la vie ne mérite pas d’être vue, ni vécue… Un merle se pose devant lui, il lui parle doucement, sifflote avec lui, il adore les oiseaux… Il fait tellement chaud qu’il boirait bien une bonne bière bien fraîche , mais il n’a pas envie de quitter son banc… Il continue à gazouiller avec le merle, c’est la seule langue étrangère qu’il parle couramment, celle des hommes ne l’intéresse pas, sauf celle de sa mère qu’il n’a pas oubliée faite de « je t’aime et de mamours. », il lui écrit de longues lignes chaque soir avec un crayon de bois, elle ne les lira pas, elle a disparu depuis si longtemps… Un cicatrice qui meurtrit toujours son cœur, la mort de sa maman…Depuis il dort très peu, très mal, souvent sur ce banc…
Il a gardé un trousseau de clefs, attaché à un anneau de rideau, elles n’ouvrent plus aucune porte, sauf celle de ses souvenirs…
Les oiseaux et les chats errants sont ses voisins, ils l’aiment tendrement et il leur rend leur affection qui réchauffe son cœur blessé.
Elle : elle est si belle qu’elle collectionne les regards tendres de chaque homme qui la croise, elle commence sa pause déjeuner , ses yeux contemple le vide de sa vie, dans ses poches son téléphone portable vibre, elle ne l’entend pas… Elle rêve à une autre vie, où plus laide, un homme saurait l’aimer, sans violence , sans jalousie… Elle grappille quelques cerises qu’elle vient d’acheter pour déjeuner… Ici seule, elle ne se force pas à sourire, pour quoi, pour qui… Pas à ce clochard en face d’elle…assis sur son banc qui ne la voit même pas.
Ses amis la surnomme la Fière, la Bégueule, c’est faux, comment pourraient-ils savoir ? Elle a peur de cet aspect physique que le temps va lui prendre sans rien lui laisser en retour. Un chat miaule à ses pieds, elle ne le caresse pas, elle n’aime pas ces animaux errants, car ils donnent des puces, préfère les chats de race. Elle a soif, il fait chaud, tout à l’heure en rentrant au bureau elle boira un café, elle boit toujours du café, quelque soit le temps…
Elle aime s’asseoir sur ce banc, regarder les passants passer, écouter les japonais parler entre eux…Se moquer de ces français rondouillards et bruyants… Car elle parle couramment le japonais, sa mère, diplomate a vécu au pays du soleil levant avec elle pendant toute son enfance. Ce soir, elle va lui envoyer un mail, un joli haïku, sur son PC tout neuf… Le manque d’amour est sa seule cicatrice, elle ne se voit pas mais ne se refermera jamais… Elle avait cru au prince charmant, il lui fait vivre l’enfer, jalousie et coups marquent sa vie quotidienne, il la poursuit, l’appelle, son téléphone ne finit pas de vibrer... Ce soir, elle dormira grâce à un somnifère car le sommeil n’est plus son allié, dans une chambre d’hôtel...
Elle sait ses clefs au fond de son sac, accrochées sur une peluche jaune, ce soir elle ne rentrera pas, elle le sait, elles ne lui serviront plus…
Ses voisins, de riches snobs ne remarqueront même pas son absence. Elle ne manquera à personne. Elle aime la chaleur d’un corps nu contre le sien … Mais c’est fini, son cœur se ferme à l’amour…
Irène
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par juliette b.
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Souvent dans ces moments de retour à la vie,
on regarde avec plus d'intendité cette terre
qu'on aurait pu quitter,
et on la trouve plus belle
Paulette qui a subit un triple pontage cardiaque
Suit les conseils de son cardiologue
Et marche un petit quart d’heure chaque matin à son rythme
sur un chemin plat.
Elle a choisit celui qui longe un grand terrain agricole,
Et jours après jours, saisons après saisons, s’émerveille de la nature.
Elle l’a vu ensemencé ce champs.
Elle a admiré les jeunes pousses qui sortaient de la terre comme
un miracle de la vie.
Puis les pousses ont grandi
Les tiges se sont formées
Le champs de blé a trouvé sa belle couleur doré
Il va bientôt venir le temps de la moisson…
Ah, ce matin, il y a des corbeaux noirs qui tournent autour dans le ciel.
Signe de froid, disaient les anciens
Signe de mort disaient les superstitieux
Signe que les blés sont mûrs pensa Paulette
Et que bientôt juste après la moisson
Le festin va commencer pour les oiseaux sédentaires
Leur permettant d’accumuler de la graisse
Utile pour passer le long hiver qui se profile.
Irène
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par juliette b.
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Irène
Il vaut mieux rester bien au chaud chez soi, je crois
Ce soir c’est la fête, le grand rassemblement,
Sorciers et sorcières se retrouvent au clair de lune
Pour le grand bal annuel dans les bois de Jolilune
Carabosse , Mélusine et Merlin l’enchanteur
Ont revêtu leurs plus beaux atours
De partout ils arrivent à cheval sur leurs balais tout neufs
Une chouette sur l’épaule pour les uns
Un chat noir dans les bras pour les autres.
La musique éclate dans la forêt,
Biches, renards, chouettes et chats tournent en rythme
Carabosse fait un clin d’œil à Merlin
Qui l’invite à valser toute la nuit.
C’est le bal, le bal annuel des sorcières
Irène
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par juliette b.
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