Elle est aussi Océan, cette belle
Quand je te vois passer, ma belle indépendante
Suspendant ta démarche voluptueuse et lente
Quand je te vois danser, magnifique indolente
Les hanches insolentes et la crinière mouillée
Les souvenirs déferlent par vagues entières
Ceux de notre rencontre,de nos premiers regards
Chaque matin quand je m’éveille à tes cotés
Ta beauté sauvage me rappelle
Ô combien jj’ai de la chance d’être ton homme
Je t’aime ma belle
JC
Juliette doit encore attendre quelques jours sa nouvelle connexion internet.
Elle me charge de
publier vos textes sur le tango.
Quelle confiance !!!
Voici celui de J.C. dans lequel on retrouve l’ambiance
exotique, lourde et borderline des chansons de Bernard LAVILLIERS dont il est fan…
Merci à tous de votre patience et de votre fidélité.
Arthémisia
Je roulais des mécaniques
Pendant qu'elle roulait des hanches
Au fond d'un beuglant magique
Elle imposait le silence
A des clients rouge brique
Buvant du Champagne rance
Qui l'auraient payé cent briques
Mais elle venait pour la danse.
Elle dansait sa vérité
Mais son rêve était si fort
Qu'en plein milieu du troquet
On sentait passer la mort.
C'était p't'être à Singapour
A Rio ou à New-Port
C'était la nuit pas le jour
La lune brillait sur le port
Elle dansait le tango, Elle dansait, Dansait le tango
J'écrivais à l'encre rouge
Quelques mots-clés au fond d'un bouge
Et j'ai trouvé dans un miroir
Le feu sacré du désespoir,
Parfois Satan me joue des tours
Cherchant la mort, trouvant l'amour
Sous l'écran noir des cheveux lourds
Un oeil rasant sur du velours.
Ses ongles durs dans la lumière
Traçaient des signes et des mystères
Et ses mains souples de panthère
Laissaient des mots pendus en l'air
Qui peut entendre le silence
Craquant de signes de la danse
Connaît à coup sûr la distance
Entre l'Amour et la violence.
Elle dansait le tango, Elle dansait, Dansait le tango
http://www.l-equipedechoc.com/
je crois que j'ai bien fait ....
A l’hôtel du port je me suis posé, j’ai jeté mon sac par terre et me suis étalé sur le lit.
J’ai les yeux embués d’une douce mélancolie humide, cette goutte de larme qui coule jusqu'à
La commissure de mes lèvres,
Parfum salé d’une tristesse qui me touche au plus profond.
Mélancolique musique qui passe à la radio, souvenir brûlant et retour sur le passé.
Rien ne m’aide à oublier, ni le temps, ni les rencontres, ni même l’exil.
Je me sens toujours comme un étranger, perdu dans son pays.
Douceur de ce soir de septembre, un soleil rouge éclaire le port.
J’aime ce mois de septembre sur les mers du nord qui me donne ses belles couleurs le soir.
Plus tard à l’heure ou la bière se transforme en or dans le fond des verres.
La nuit est étoilée et je perds mon regard dans cette immensité, j’entends une corne de brume au loin, le clapot de l’eau est là et me rassure.
Je ne sais pas si je vais rester ici, je vais certainement repartir vers un ailleurs vers un autre port, je vais voir les marins rentrer au port et partager avec eux un verre ou deux.
Parler de la mer, de ceux qu’ elle ne nous a jamais rendu, parler de nos solitudes et des marrés.
j’ai envie d’autres rivages, d’autres visages, d’autres vagues,
De passer les 40ieme rugissants, de me perdre dans ce bouillon parfois bleu, ou turquoise et souvent vert foncé quand il est en colère. Et demande son du en chair humaine
Putain d’océan qui réclame tant de vies.tu me souris dans le noir, tu sais que je viens vers toi, tu sais que je vais te prendre à bras le corps, sans peur, tu le sais que je t’aime quand tu te lèves au petit matin et que tu es d’huile sans un brin de vent, ou bien quand tu fais rugir ta colère à grand renfort de vagues et de vent, je n’ai pas peur de toi, tu sais ! même si je te respecte
Je n’ai pas peur que d’une main bleue tu me prennes pour aller dire bonjour à Neptune en personne.
Je t’aime pour ce que tu me donne, je te déteste pour ce que tu m’as pris.
Mais ne t’inquiète pas je serai au rendez-vous, je serais là devant toi, prés a te montrer
Que je suis toujours le même, ma peau à vieilli, brûlé par le sel et le soleil.
Mes tatouages parlent de toi tu sais, du Nord au Sud en coupant par l’Est ou l’Ouest ta rose des vents est sur ma peau .
Je te connais plus que tu le penses .
Je suis allé au fond de toi ,
Je suis allé voir de quoi tu étais fait,
j’ai rencontré les créatures que tu gardes bien cachées en toi,
j’ai même failli en crever tu sais, mais je suis toujours là devant toi
Alors si tu ne m’aimes pas c’est pas grave, j’ai de l’amour pour deux .
Je n ‘ai pas peur de toi
Mais n’oublie jamais que moi j’ai tout perdu pour toi .
Alors j’embrasse l’Hymandja de la mer tendrement et je me jette à l’eau
Le mur est dressé là comme une montage infranchissable,
Le mur cache notre soleil ,masque notre haine de ce béton qui nous fait face.
Le mur rempli de honte, qui nous coupe de nos proches.
Ce mur politique qui nous ramène en arrière.
Ce mur qu'on essaye de franchir au péril de nos vies
Pour y chercher un ailleurs , un bonheur de l'autre coté
Ce mur sur lequel j'ai envie d'écrire « freedom »,
Ce mur que je veux cassé de mes poings nues
JC
Berlin 1982
http://voyageentreleslignes.over-blog.fr/
Cela aurait été dommage de se priver de ce beau texte
De ta couleur presque opale
Madame l'Absinthe fait nous oublier, fait nous oublier les mots et
les maux,
Donne nous l'oublie dans tes vapeurs.
La vie ici est trop dure
Même si parfois je ne veux pas de toi Madame l'Absinthe, tu me fait
voir mon homme beau...dans tes vapeurs, le cloaque dans lequel je
m'assois chaque soir pour te boire Madame l'Absinthe, se transforme
en palais des milles et une nuits
A l'inverse de mon taudis froid et noir.
C'est au fond de nos verres d'Absinthe que je trouve la force de
regarder, en face cette triste époque , cette réalité médiocre ,
Donne moi des rêves d'or Madame l'Absinthe, donne moi la torpeur
qui me fait doucement partir vers l'oublie, vers ses ténèbres qui
s'illuminent à chaque passage de ton liquide anisé et sucré dans ma
gorge, laisse moi m'envoler Madame l'Absinthe, dans tes vapeurs si
légères , laisse moi disparaitre dans les miroirs du comtoir
Et n'être que le spectateur de cette déchéance
JC