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Samedi 25 août 2007



Comme elle a raison cette petite dame,
rien n'est plus agréble que de se mettre nue au soleil....
Juliette





« Rien à droite, rien à gauche
Profitons du soleil
Mettons nous à l’aise »

Gabrielle

http://mes-mots-mes-maux.over-blog.com/



Vendredi 17 août 2007




L'odeur de la mer,  associée à un souvenir émouvant,
qui flue et reflue..
Juliette

Seule sur cette plage désertée par les promeneurs,
L’odeur des brises marines m’entraîne dans un passé lointain,
J’entends encore les vagues frappant rageusement les rochers.
Tremblante, je me réfugiais dans tes bras rassurant.
Sous ta chemise ou je m’étais blottie, je sentais la moiteur de ta peau
Nous marchions tendrement enlacés le long de la côte herbeuse,
La garrigue sauvage envahissait le sol, et nos pas froissaient les bruyères
Qui distillaient un parfum discret sur notre passage.

Il me reste de cet été passé, l’océan hurlant ma douleur,
Ce brin ramassé, que tu avais glissé délicatement dans ma chevelure blondie
Et la lande fleurie en unique souvenir.

Gabrielle

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Mardi 7 août 2007



Comme ils sont lourds les silences de ceux qu'on aime !
Juliette



Tes silences

J’entrouvre la porte
Je perçois ton silence,
Je baise ton front
Je sens ton silence,
Je m’assieds près de toi
En silence,
Tu ouvres les yeux
Je lis ton silence,
Tu regardes vers l’inconnu
Silence, silence…
Tu gémis la douleur
De tes silences,
Légèrement tes yeux se sont clos
C’est toujours le silence,
Je te regarde somnoler
En silence,
Silencieusement je fuis,
Me retrouvant dans ce couloir criant tes silences.

Gabrielle

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Mercredi 27 juin 2007


Tu es revenue de loin, mais ne regrettes-tu pas
ce merveilleux pays entrevu



Voyage paradoxal


J'avance, je ne reconnais plus la lande sauvage, une brume épaisse l'enveloppe, distinguant avec difficulté la pinède. Habituellement cette terre du maquis exhale un parfum musqué. Rien, pas une odeur ne vient chatouiller mes narines. Etrangement je  ne m’en offusque pas.
Anesthésiée, mon corps se détache de moi, je flotte enveloppée d'une mousseline.
Je n'ai plus mal, je n'ai plus froid, je baigne dans le ventre de ma mère, et je me sens apaisée.
Une musique cristalline me guide à travers les futaies. J'entre dans un tunnel, des voix aux timbres surnaturels venues de l’infini se mêlant à la sonate se font convaincantes, et m'invitent à les suivre. Je glisse, à la sortie de la galerie une lumière claire, lumineuse semble m'inviter. J'avance lentement vers elle, je croise ma grand-mère elle m'attend, et me tend les mains, cherchant à m’attirer à elle, j'hésite, poursuivant ma route. Maintenant la lumière m'aveugle et les voix se font plus pressantes.
Je suis dans ma bulle, ne souhaitant pas interrompre la plénitude dans laquelle je me trouve. Pourtant je doute, je me bouche les oreilles ne voulant plus écouter ces voix m’implorant de les suivre. 
Brutalement sens hésitation je rebrousse chemin, les chants musicaux se font plus lointains et bientôt la lumière n'est plus qu'un point minuscule.

Maintenant j'entends le bruit d’une sirène. J'ouvre un œil, puis l'autre. Un homme tout de bleu vêtu se penche au-dessus de moi "Madame, madame ne craigniez rien, une équipe s'occupe de vous, vous avez été victime d'un accident de la circulation et nous vous transportons à l'hôpital"

Gabrielle

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Dimanche 17 juin 2007

Gabrielle! Nous sommes en phase, tu as bien senti toute la sensualité qui s'échappe de cette photo.
Juliette



Grains de café charnels
Dressant leur volupté originelle,
Aiguillons prometteur d'une fleur

Lys ambré satiné
Soupire de plaisir,
S'entrouvrant au bonheur

Majestueux et royal
Pour un roi affectueux,
A sa dame bien aimée.

Gabrielle

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