Est-ce la plainte de la petite maison de St Cado ?
Eclats
Brisures d’embruns
lentement brassés sur la grève
où je rêve du temps, du charme d’antan,
d’avant,
où le vent n’avait pas ce goût
de dégoût au devant
Le sable m’ensable de ses grains de poussière
fait d’éther et de Terre,
criant et riant malgré les relents
Marcheur aux douleurs égrenées sans saveur,
la houle me coule un néant bienséant
Et je choisis le bruit
de l’écume que je hume
au plaisir d’une fraîche nouvelle,
venue si crue si nue
qu’elle ne peut être lue
Seulement ressentie
entre quelques non-dits…
Frederianne
http://www.revesland.com/
par juliette b.
publié dans :
Frederianne
Toute la sensualité du Tango
Je tangue
Languissante
Te harangue
Aimante
Je penche
Me cimente
A tes hanches
Aimantes
Je danse
Tes attentes
Qu’à l’avance
Je tente
Je cambre
Innocente
Et nos membres
Ressentent
Le sens
Des ententes
En séance
Prenante
Le sens
Des ententes
D'insolence
Amantes
Frederianne V.
http://www.revesland.com/
par juliette b.
publié dans :
Frederianne
Voici deux beaux exemples (avec celui de Laura)
d'une consigne respectée avec succès
Juliette
Ainsi s'en vont au loin les oiseaux qui s'enfuient,
Tandis que je me tiens aux portes de ma vie
A vouloir chaque instant devenir mon oubli,
Quand je balance au temps le vent et mes tourments.
Reste le ciel obscur, dont je deviens la proie.
J'ai beau tenter que larme et soupir à la fois
S'assèchent dans le cri qui souffle de mes doigts,
Quand je balance au vent mon temps et mes tourments,
Se plient les épis blonds sans que rien au moulin
Ne donne à la blancheur quelques fruits pour demain .
Je n'ai plus qu'à donner le change à mon destin,
Si je balance à temps au vent tous mes tourments.
Ainsi s'en vont au loin les oiseaux de l'oubli
Tandis que je me tiens aux portes de l'ennui
Je n'ai plus qu'à donner, pour changer mon destin,
Mon tour au temps qui ment, et fuir avec le vent.
Je n'ai plus qu'à donner, au champs de mon destin,
Mon tour au temps qui ment, et fuir avec le vent.
Et fuir, avec le vent.
Frederianne V.
http://www.revesland.com/
par juliette b
publié dans :
Frederianne
Chacune de vous a trouvé une façon à elle
d'évoquer Cendrillon,
à tous les âges de sa vie, chaque fois
dans des circonstances différentes.
Puis-je le dire...
Je suis très heureuse de votre créativité
Merci
ET ?
La jeune femme soupira et se laissa tomber dans le fauteuil tout proche, laissant son regard se perdre au delà de la fenêtre, en proie à une sourde tristesse.
On frappa quelques coups légers à la porte :
"Entrez " lança-t-elle, sans entrain.
Sa petite bonne s'avança dans la pièce, les bras chargés des ampleurs bouffantes d'une robe richement ouvragée :
"Vos atours pour ce soir, Majesté !
- Oui, merci... laisse tout ça sur la chaise, veux-tu ?"
La jeune fille resta un instant interloquée, s'étant attendu comme à l’ordinaire à une joyeuse séance d'essayage. Elle considéra sa Maîtresse, hésitant un peu, puis, notant la pâleur de ses joues habituellement roses de gaieté, elle se retint d’insister.
Elle posa son précieux fardeau, et s'apprêta à quitter silencieusement la pièce. Au dernier moment, elle revint sur ses pas :
"Vous avez besoin d'autre chose, Majesté ?
- Non, non, merci."
La Reine s'était efforcée d'accompagner son refus d'un sourire rassurant, mais ses yeux s'étaient remplis de larmes. Elle s'empressa de détourner à nouveau son visage vers la fenêtre, tandis qu'elle entendait la petite porte de service se refermer doucement.
Besoin...
Les écureuils sautillaient sur la pelouse déserte.
Besoin...
Elle se mit à songer à autrefois, au château de son père. Ses pensées glissaient de soupirs en haillons, frôlant d'une infinie douceur sa vie de Cendrillon. Lui revint en mémoire cette chanson qui lui faisait scintiller le cœur en allégeant toutes ses tâches : "le rêve d'une vie, c'est l'amour...", et ce souvenir lui arracha le plus profond des soupirs.
Elle aperçu au dehors, le roi et leur deux enfants qui rentraient de leur promenade à cheval. Oui, elle avait l'amour. Le plus merveilleux des amours.
Son cœur se serra.
Mais elle n'avait plus de rêve.
Frederianne V.
http://www.revesland.com/
par juliette b
publié dans :
Frederianne
De l'arbre à la table, le parcours est long,
mais réussi
D'abord, j'étais un arbre.
Je me souviens encore des senteurs des forêts,
il y a bien longtemps et fus pendant longtemps,
hiver après automne, du printemps à l'été,
accueillant chaque ciel comme autant de bienfaits.
Et puis j'ai basculé sous l'ardeur du bûcheron.
Je me souviens des heures étendu à l'attendre,
le sol m'avait quitté, et j'étais loin de l'air,
serré contre les miens j'ai parcouru la route
qu'il me restait encore à mettre à mon destin.
Ensuite, sous la machine, j'ai glissé raide et droit,
ceux qui me disaient "il" se sont mis à dire "elle"
car docile à la forme qu'ils voulaient me donner,
je cessais d'être un tronc pour n'être plus que planche
entre les mains des hommes qui oeuvraient à leur gré.
Je fus nantie de pieds, travaillés et polis.
Ils ne me permirent pas de puiser dans la terre
les ressources premières dont j'avais eu besoin
comme faisaient mes racines, mais j'en fus, oui, bien aise,
car ils me permettaient d'aller de place en place.
J'étais devenue table, et ainsi tu m'as prise
pour y poser tes coudes et faire glisser ta plume
sur des feuilles légères où j'aime sentir le vent
entrer par ta fenêtre depuis la forêt proche.
Et, sans ce sol de pierre, je prendrais bien racine.
Frederianne V.
http://www.revesland.com/
mais réussi
D'abord, j'étais un arbre.
Je me souviens encore des senteurs des forêts,
il y a bien longtemps et fus pendant longtemps,
hiver après automne, du printemps à l'été,
accueillant chaque ciel comme autant de bienfaits.
Et puis j'ai basculé sous l'ardeur du bûcheron.
Je me souviens des heures étendu à l'attendre,
le sol m'avait quitté, et j'étais loin de l'air,
serré contre les miens j'ai parcouru la route
qu'il me restait encore à mettre à mon destin.
Ensuite, sous la machine, j'ai glissé raide et droit,
ceux qui me disaient "il" se sont mis à dire "elle"
car docile à la forme qu'ils voulaient me donner,
je cessais d'être un tronc pour n'être plus que planche
entre les mains des hommes qui oeuvraient à leur gré.
Je fus nantie de pieds, travaillés et polis.
Ils ne me permirent pas de puiser dans la terre
les ressources premières dont j'avais eu besoin
comme faisaient mes racines, mais j'en fus, oui, bien aise,
car ils me permettaient d'aller de place en place.
J'étais devenue table, et ainsi tu m'as prise
pour y poser tes coudes et faire glisser ta plume
sur des feuilles légères où j'aime sentir le vent
entrer par ta fenêtre depuis la forêt proche.
Et, sans ce sol de pierre, je prendrais bien racine.
Frederianne V.
http://www.revesland.com/
par juliette b
publié dans :
Frederianne