Te voilà bien vite consolée... sourire
Dans la brume
Ce n'est pas comme si le soleil n'avait jamais réchauffé le paysage,
Ce n'est pas comme si la vérité n'avait pas été dite,
Ce n'est pas comme s'il ne m'avait jamais aimée.
Je suis dans la brume.
Que le vent disperse ce brouillard.
Je voudrais me réjouir.
Je voudrais qu'il soit près de moi.
Que cette brume m'afflige!
Je ne le verrai point venir
Si d'aventure il franchit l'horizon.
Viendra-t-il?
La noirceur du paysage n'augure rien de bon.
Je guette une lueur rosée
les prémisses d'une journée radieuse
qui dispersera ces vapeurs obscures.
Il ne vient pas.
Le brouillard se déchire.
Le soleil transperce les nuages.
Il n'est pas venu.
Le paysage s'illumine.
La joie m'envahit.
Je suis vivante.
Un autre que lui apparaît au détour du chemin.
Promesse d'un nouvel amour.
Françoise
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par juliette b.
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Françoise
De la compassion à l'amour
Comment deux êtres issus d'univers parallèles, se rencontrent-ils?
Qu'ils se croisent, ils ne se verront pas.
Assis côte à côte dans un train, le dédain de l'un aura pour réponse la crainte de l'autre.
Il faut une situation extrême, qui découle de leur inaptitude au réel.
Pour ELLE, se nourrir d'eau fraîche et de rêve ne peut durer.
Une clinique de convalescence s'installe au village.
Pour ne pas décevoir la famille, elle accepte d'y travailler.
Servir les repas, nettoyer la cuisine et les escaliers.
Côtoyer des handicapés l'immerge dans la dure réalité des êtres diminués. Un sentiment nouveau
s'éveille: la compassion. Elle devient attentive aux autres et transforme ses rêveries stériles en don d'espoir...
Quand à lui, repas trop riches, manque d'exercice, stress... Le corps physique malmené se révolte.
Accident vasculaire cérébral. Cécité, paralysie du bras droite, difficultés à s'exprimer, temporaires heureusement.
Il se retrouve légume planté dans cette clinique de campagne, au seuil d'une longue rééducation. Beaucoup de temps pour reconsidérer ses valeurs, se créer une vie nouvelle...
Ils se rencontrent...
Et ...
D'un quotidien difficile, naît un amour profond...
Françoise
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par juliette b.
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La Rêveuse et l'Homme d'affaire
ELLE
Elle rêve. La nuit, entre des draps douceur de soie, elle s'endort comme si elle n'était pas éveillée.Elle rêve qu'elle vole, la clefs des songes attachées à un ours en peluche comme si, aujourd'hui encore, la tendre maman veillait près de son lit. Le jour Elle n'a rien dans ses poches, aucun objet ne l'attire. Elle mange sans y penser, boit ce qu'on lui présente sauf si c'est trop fort. Elle n'a peur que d'une chose, qu'un bruit la tire des songes. Ses voisins qu'elle ne connait pas l'aperçoivent souvent, assise sur une balancelle, un chaton dans les bras, un sourire perpétuel pour les anges, ou l'été lorsqu'il fait très chaud, assise sous le saule, écrivant de son doigt dans le sable. Ils l'ont surnommée l'Endormie. Le seul événement qui l'ai bouleversée, fut sa naissance, qui la laissa vierge de toute cicatrice. Refusant de vivre, elle s'est endormie. Est-ce que l'approche d'un Prince Charmant saurait l'éveiller
LUI
Le commerce international, voici la voie royale de la réussite. Bon salaire, voyages multiples en première classe, dans des fauteuils de cuir tout confort. Sourire au voisin car c'est une grosse huile. Champagne. Repas fin avalé à la hâte. Toujours occupé. Relire un contrat. Vérifier des clauses, les biffer avec le stylo plaqué or. Le téléphone portable objet fétiche dans la poche, attaché aux clefs. Aucun risque qu'il s'endorme! Une seule peur: commettre une erreur.
Le Surnom: IBM007 pour l'héritage d'efficacité transmis par la mère. Cette éducation laissa moins de cicatrices que le doberman familial qui mordit l'enfant. La féminité saurait seule le bouleverser. Il se garde de tomber amoureux pour ne jamais chuter.
Françoise
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par juliette b.
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Un peintre pris en étau entre le paysage-sujet
et le paysage-tableau
Fièvre, interrogation, manques, désespoir, espoir,
tout défile dans sa tête
Juliette
Éclaboussures jaunes de moutarde
Ces couleurs nauséeuses me dévastent la tête.
Les corbeaux croassent
Des hurlements
à s'arracher les tympans
à s'écorcher de l'oreille
Oh pitié! arrêtez!
Le jaune explose dans ma tête
Des éclairs de souffre
défoncent mon crâne
je souffre!
D'un ailleurs intérieur
s'engouffrent ces nuances jaunisses
pour que je les vomisse sur la toile
Mon pinceau ne suit pas la cadence
Ma toile trop courte ne peut contenir l'univers
Mon crâne va craquer
De grâce
Arrachez-moi les yeux!
J'aspire à l'obscurité
Je n'ai plus de pigment rouge
Je broie du noir de carbone
pour enflammer ce champs de blé
L'incendie rage au loin
Les fumerolles
délogent les corbeaux de mon crâne
Quel vacarme!
Bientôt
ce champs ocre rougeoiera
noircira
Ce qui de dedans sortira
endormira ma souffrance
répit d'un instant.
Françoise
par juliette b.
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Il n'était pas Prince, elle ne fut pas Princesse,
mais ils furent heureux cependant
C'est l'important
Aimer après
Oh Cendrillon, la souillon!
En cette heure de gloire,
tu illuminas le bal
en ta robe cousue d'étoiles.
En cette nuit magique
citrouille devenue cristal
rat-cocher pour mener carrosse.
Sur ton visage
d'une étincelante beauté
le regard émerveillé d'un prince
noua deux coeurs
pour l'éternité.
Il existe des instants de Grâce
où le bonheur est fontaine jaillissante.
L'enchantement
ne dure jamais longtemps.
Au dernier coup de minuit,
Cendrillon redevint souillon
et le prince,
un quelconque en sabots.
De cette magie,
ne resta
qu'une pantoufle de vair.
Cette pantoufle
sera le lien entre deux coeurs.
Ce que tu as perdu
reconstruiras,
pas à pas
à tâtons,
avec patience et foi.
Il faudra du temps,
toute une vie de tendresse.
Le souvenir de ce bal de Grâce
te guidera ta vie durant sur le chemin
où tu seras,
toi
la bien-aimée
lui
le Prince Charmant.
Françoise
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par juliette b
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