Je vois que je ne suis pas la seule à ne pas être capable de danser,
car en plus de ma timidité,
je ne vous ai pas dit, que je n'ai pas le sens dy rythme !!!!
Comme je te comprends, Don
Juliette
car en plus de ma timidité,
je ne vous ai pas dit, que je n'ai pas le sens dy rythme !!!!
Comme je te comprends, Don
Juliette
bal bal bal, j'entends déjà les murmures de l'orchestre qui ronronne, chaud , chaleureux,
ting ting ting la grosse caisse emmaillote le tout,
boum boum boum , que de lourdeur !!!!!!!!
bling bling bling cela résonne comme une soirée d'août caniculaire à l'air humide et lourd,
hou hou hou rien de sec de vif, du son lourd, lourd ,terne, étouffant , orageux, accablant, pesant, irrespirable, brûlant humide et presque grossier.
boum boum boum esquissez le tableau , rien de léger , futile , vain, volage ou bénin .
slam slam slam ..Non rien que du lourd simpliste, inconstant, dérisoire, de l'oiseux non illusoire.......
Je suis de ceux qui en ce domaine eux, n'entrevoient que le son , la phonétique, la dialectique , la musique, l'oralité , la musicalité des sons des
ron ron , des
flons des
flons flons...
bal ,bal ,bal , balle , ballon, rond ou ovale,
hihihi je saute, je tressaute, je voltige, je virevolte, je rebondis
bing en contre ut ,
being à la cave , me cogne ,
bal bal bal , balle, boule de flipper, ballot emmailloté de mon barda de vécu ,
houl houl houl je roule , déroule ma pelote de noces en galas , de réceptions en dîners.........
la la la acrobate , baladin, je m'équilibre au son des rythmes de ces bastringues ,
bim boum je guinche, surboum je gravis quelques marches vers la piste......
je ne ferais pas salon en cette sauterie , et les yeux perdus , le rebord me valse en musette , me bouscule en pince-fesses, je ne redoute pas la danse , j'estime la frairie , je m'amuse de ce festival , je festive à la foire.
oh oh oh Tant bien que le bal sans moi ce devrait d'être une tendre et douce ballade, un suave poème ,un rien de madrigal, ce pieux sonnet en bouche, une belle complainte amoureuse, quelques notes d' élégie poésie, l' ode au style éphémère et à la beauté de l'instant ........alors que..........
dam dam dam je me voulais galant, prince des nuées , me voici
dim dim dim balle de chevrotine,
boum boum boum plomb lourd et obtus , obus de grenailles , pierre , boulet à la cheville qui me torpille me coule , me navre
las las las je ne suis que cet oiseau lourd et pataud ,
tac tac tac ce goéland sur le pont du bateau ses ailes ne lui servent pas à marcher, mes godillots lourds et noués au corps ne m'aident pas à danser,
flan flan flon je suis gauche ,inadapté , maladroit ,inopportun quel coup blessant à ma folle et naïve vanité !!!!!!!!
Don
http://sexeetcerebralite.over-blog.com/
par juliette b
publié dans :
Don
Une fois n'est pas coutume, et puisque c'est Noël j'accepte ce cadeau de Don,
un deuxième texte
sur la Table.
un deuxième texte
sur la Table.
Celle ci de table m'horrifie, me fait peur, me terrifie , m'épouvante, me terrorise,me sidère , comment vouloir avoir à faire avec une telle table , si raz qu'elle n'existe qu'à peine, elle n'est même pas directement perceptible , compréhensive, ou conviviale , non tout au contraire , elle est seule et dépareillée, elle est diablement compliqué en vieille fille maniérée et impénétrablement froide ....
Je ne veux pas de table raz, de table morte assassinée d'un reset malheureux, pas de table éteinte d'avoir perdu son passé , pas de table vide d'avoir du oublier, pas de table à dresser à nouveau , pas de table neuve à lustrer pour la faire , pas de table à mettre à sa place, à une place , une autre place que la sienne au paravent. Je ne veux pas de table jeunette non mature , non encore fourbu à tous les usages, je ne veux pas de table vierge sans saveur, sans fumet délicat , de table inodore sans effluve, insipide sans relent , impénétrable sans émanation de vie antérieure, pas de table propre, trop propre trop nette, .
Je ne veux pas de table neuve, ni de table mis à neuf, table raz donc, je veux une bonne table aux habitudes ancrées, une table mûre qui sait où elle va, une table qui ne se cherche plus mais sait ce qu'elle est , ce qu'elle veut, par où elle ira, je veux une table usagée, une table où les coups de fourchettes, les coups de canifs sont inscrit en cicatrices indélébiles . Je veux une table qui a connu le frottement incessant des vas et des viens entre ses cuisses , en son fondement . une table qui à vu le loup comme ses mains, ses bras, ses coudes qui ont lustrés sa face . Une table unique , une table qui possède encore l'odeur du bois dont elle est faite, des essences, des heurts, des intempéries qu'elle a du affronté, une table vivante, une table qui exalte les émanations de vies antérieures, une table aux cuisses bien campées qui ne s'offusque pas de garder en sa toison pubienne les fruits de plaisirs de chaires connus sous d'autres cieux , une table qui se souvienne des frénétiques et trépidantes agapes qui lui frottaient l'échine , une table à la croupe fière et ardente de ses souvenirs , une table aux parfums bruts et véritables, au goût fort et prégnant du musc de ses anciennes amours...
Don
http://sexeetcerebralite.over-blog.com/
par juliette b
publié dans :
Don
Étonnant texte d'une saveur extrème....
bienvenue chez nous DON, le bien nommé
bienvenue chez nous DON, le bien nommé
Je n'oserai jamais au grand jamais , croiser son regard, me poser devant elle et entrer en contact avec ses yeux, elle m'effraye presque, m'effarouche mieux au pire simplement , elle m'impressionne et le poids de sa tête vers moi tournée me tourmente.
Aussi ferai-je le choix Dame table de ne point vous aborder, je fuis votre atteinte , juste vous observer de loin, le regard précis , le corps en présence lapidaire , le coeur franc un rien affûté , je lorgne sur votre dos , je convoite votre grain de peau , j'ambitionne le fil de votre colonne vertébrale là où diantre , vous ne me surprendrez point j'ose croire...
Je ne suis qu'un simple homme, un simple mortel, un pauvre hère qui rêve de vous aborder dame Table mais , un gueux qui rêve de la diablesse princesse, un croquant loin loin bien encore de l'ineffable réalité.
Vous aborder en biais, de coin, être à ce point alors mal à l'aise, entre deux chaises, un rien étriqué sans doute, serré de ne pas oser, mesquin à ne pas pouvoir vous effleurer de mes mains, médiocre pas question de vous griffer de mes coudes , minable hors de question d'approcher de vous mon ventre...
Me mettre à vous, voilà ce vers quoi j'aspire, me mettre à vous, m'en remettre à vous, tout déposer à vos pieds , ne surtout pas vous dresser Madame, mais tisser entre nous un lien, un napperon pas même rouge, ou si rouge , rouge passion, rouge déraison, rouge fougue, rouge ......baiser.........
M'approcher de vous , lorgnez sous votre jupe , vos pieds , vos jambes et puis rien d'autre je n'en serais pas digne, vous ne m'y aurez pas , pas encore, pas encore invité, autorisé, pressé...
Reste que je fantasme déjà aux douces caresses que je vous pourrais prodiguer, caresses tendres, caresses timides, caresses à peine entamées, à peine esquissées, caresses frôlées, caresses effleurées , voyez , je vous peins le dos en volutes évanescentes...
par juliette b
publié dans :
Don