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Jeudi 10 janvier 2008


Je vois que je ne suis pas la seule à ne pas être capable de danser,
car en plus de ma timidité,
je ne vous ai pas dit, que je n'ai pas le sens dy rythme !!!!
Comme je te comprends, Don
Juliette





bal bal bal, j'entends déjà les murmures de l'orchestre qui ronronne, chaud , chaleureux,
ting ting ting la grosse caisse emmaillote le tout, 
boum boum boum  , que  de lourdeur !!!!!!!!
bling bling bling  cela résonne comme une soirée d'août caniculaire à l'air humide et lourd,
hou hou hou  rien de sec de vif, du son lourd, lourd ,terne, étouffant , orageux, accablant, pesant, irrespirable, brûlant  humide et presque grossier.
boum boum boum esquissez le tableau , rien de léger , futile ,  vain, volage ou bénin .
slam slam slam ..Non rien que du lourd simpliste, inconstant, dérisoire, de l'oiseux  non illusoire.......

Je suis de ceux  qui en ce domaine eux,  n'entrevoient que le son , la phonétique, la dialectique , la musique,  l'oralité , la musicalité des sons des
ron ron , des
flons des
flons flons...
bal ,bal ,bal , balle , ballon, rond ou ovale, 
hihihi  je saute, je tressaute,  je voltige, je virevolte, je rebondis
bing en contre ut ,
being à la cave   , me cogne ,
bal bal bal , balle, boule de flipper, ballot emmailloté de mon barda de vécu ,
houl houl houl je roule , déroule ma pelote de noces en galas , de réceptions en dîners.........
la la la acrobate , baladin,  je m'équilibre au son des rythmes de ces bastringues ,
bim  boum je guinche,  surboum je gravis quelques marches vers la piste......

je ne ferais pas salon en cette sauterie , et les yeux perdus , le rebord me valse  en musette ,  me bouscule en pince-fesses, je ne redoute pas la danse , j'estime la frairie , je m'amuse de ce festival ,  je festive à la foire.

oh oh oh Tant bien que le bal sans moi ce devrait d'être une tendre et douce  ballade,  un  suave poème ,un rien de madrigal, ce pieux  sonnet en bouche, une belle  complainte amoureuse, quelques notes d' élégie poésie,  l' ode au style éphémère et à  la beauté de l'instant ........alors que..........

dam dam dam je me voulais galant, prince des nuées ,   me voici
dim dim dim balle de chevrotine,
boum boum boum plomb lourd et obtus , obus de grenailles , pierre , boulet à la cheville qui me torpille me coule , me navre 
las las las je ne suis que cet oiseau lourd et pataud ,
tac tac tac ce goéland sur le pont du bateau ses ailes ne lui servent pas à marcher, mes godillots lourds et noués au corps ne m'aident pas à danser,
flan flan flon  je suis gauche ,inadapté , maladroit ,inopportun  quel coup blessant  à ma  folle et naïve vanité !!!!!!!!

Don


http://sexeetcerebralite.over-blog.com/

par juliette b publié dans : Don
Mercredi 19 décembre 2007


Une fois n'est pas coutume, et puisque c'est Noël j'accepte ce cadeau de Don, 
un deuxième texte

sur la Table.



Celle ci de table  m'horrifie,  me  fait peur,  me terrifie , m'épouvante, me terrorise,me sidère , comment  vouloir avoir à faire avec une telle table , si raz qu'elle  n'existe qu'à peine,  elle n'est même pas directement perceptible , compréhensive, ou  conviviale , non tout au contraire , elle est seule et dépareillée, elle est  diablement compliqué en  vieille fille maniérée et   impénétrablement froide ....
Je  ne veux pas de table raz,  de table morte assassinée d'un reset malheureux, pas de table éteinte d'avoir perdu son passé , pas  de table vide d'avoir du oublier, pas de table à  dresser à nouveau , pas de table neuve à  lustrer pour la faire , pas de table  à mettre à sa place, à une place , une autre place que la sienne au paravent.  Je ne veux pas de table jeunette non mature , non encore  fourbu à tous les usages,  je ne veux pas de table vierge sans saveur, sans fumet délicat  , de table inodore sans effluve, insipide sans relent , impénétrable  sans émanation  de vie antérieure, pas de table propre,  trop propre trop nette, .

Je ne veux pas de  table  neuve,  ni de table  mis à neuf,  table raz     donc,  je veux une bonne table  aux habitudes ancrées, une  table  mûre qui sait où elle va, une table qui  ne se cherche plus mais sait  ce qu'elle est , ce qu'elle veut, par où elle ira, je veux une table  usagée, une table  où les coups de fourchettes, les coups de canifs sont inscrit en cicatrices  indélébiles . Je veux une table qui a connu le frottement incessant  des vas et des viens entre ses cuisses , en son fondement . une table qui à vu le loup comme ses mains, ses bras, ses coudes qui ont lustrés sa face . Une table unique , une table qui possède encore l'odeur du bois dont elle est faite, des essences, des heurts, des intempéries qu'elle a du affronté, une table vivante, une table qui exalte les émanations de vies antérieures,  une table aux cuisses bien campées qui ne s'offusque pas de garder en sa toison pubienne les fruits de plaisirs de chaires connus sous d'autres cieux , une table qui se souvienne des  frénétiques et trépidantes agapes qui lui frottaient l'échine , une table à la croupe fière et ardente de ses souvenirs , une table aux parfums bruts et véritables, au goût fort et  prégnant du musc de ses anciennes amours... 

Don
http://sexeetcerebralite.over-blog.com/


par juliette b publié dans : Don
Jeudi 13 décembre 2007




Étonnant texte d'une saveur extrème....
bienvenue chez nous DON, le bien nommé



Je n'oserai jamais au grand jamais , croiser son regard,  me poser devant elle et  entrer en contact avec ses yeux, elle m'effraye presque, m'effarouche mieux  au pire simplement , elle  m'impressionne  et  le poids de  sa tête vers moi tournée me tourmente.

Aussi  ferai-je le choix  Dame table de   ne point vous aborder, je fuis votre atteinte   , juste vous  observer de loin, le regard précis , le corps  en présence lapidaire , le coeur franc un rien affûté , je  lorgne sur votre dos  , je convoite votre grain de peau ,  j'ambitionne le fil de votre colonne vertébrale là où   diantre , vous ne me surprendrez point j'ose croire...


Je  ne suis  qu'un simple homme, un simple mortel, un  pauvre hère  qui  rêve de vous aborder  dame Table mais  , un gueux qui  rêve de la diablesse princesse, un croquant  loin loin  bien  encore de  l'ineffable réalité.

 Vous aborder en biais, de coin,  être à ce point alors mal  à l'aise, entre deux chaises,  un rien étriqué sans doute,  serré de ne pas oser,  mesquin à  ne pas pouvoir vous effleurer de mes mains, médiocre pas question de vous griffer  de mes coudes , minable hors de question d'approcher de vous  mon ventre...

Me mettre à vous,  voilà ce vers quoi j'aspire,  me  mettre à vous, m'en remettre à vous,   tout déposer  à vos pieds  ,   ne surtout pas vous dresser   Madame, mais tisser entre nous un lien, un  napperon pas même rouge, ou si rouge , rouge passion, rouge déraison, rouge  fougue, rouge ......baiser.........

M'approcher de vous , lorgnez sous votre jupe , vos pieds , vos jambes et  puis rien d'autre je n'en serais pas digne,  vous ne m'y aurez pas , pas encore, pas encore invité, autorisé, pressé...

Reste que je fantasme déjà aux douces caresses que je vous pourrais prodiguer,  caresses tendres, caresses  timides, caresses à peine entamées, à peine esquissées, caresses frôlées, caresses effleurées , voyez , je vous peins le dos en volutes évanescentes...

par juliette b publié dans : Don
 
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