Cela évoque des ourgans dévastateurs.
Est-il si facile de les oublier ?
Départ
« Gouttes de pluie, comme des larmes »
Tristes sont les gouttes de pluie, comme des larmes.
Elles cognent à la vitre dans un grand vacarme.
La mère, éplorée, ouvre sa fenêtre,
Une, puis deux, puis un vol de gouttes dans la chambre, pénètre.
Médusée, la mère fond en pleurs abondants
Désolées ! les gouttes de pluie, car, fouettées par le vent
S’imposent ainsi, violemment
De manière quasiment impolie.
La mère, de chagrin, jette de noirs sanglots
Les gouttes de pluie entre à grands flots.
Bientôt, tout ruisselle sur l’armoire, lampes et mouchoir
Elles esquissent une valse autour d’elle, pour la consoler.
Les hoquets sont plus doux, les soubresauts du corps s’estompent.
Le vent se calme, les rafales cessent petit à petit
Quand un timide rayon de soleil lui sourit, elle sourit aussi.
D’une main sèche ses larmes, de l’autre ferme la croisée.
Un au revoir, non pas un adieu.
Tristesse s’envole de ce lieu.
Claude
http://revesetecrituresdalice.over-blog.com
Est-il si facile de les oublier ?
Départ
« Gouttes de pluie, comme des larmes »
Tristes sont les gouttes de pluie, comme des larmes.
Elles cognent à la vitre dans un grand vacarme.
La mère, éplorée, ouvre sa fenêtre,
Une, puis deux, puis un vol de gouttes dans la chambre, pénètre.
Médusée, la mère fond en pleurs abondants
Désolées ! les gouttes de pluie, car, fouettées par le vent
S’imposent ainsi, violemment
De manière quasiment impolie.
La mère, de chagrin, jette de noirs sanglots
Les gouttes de pluie entre à grands flots.
Bientôt, tout ruisselle sur l’armoire, lampes et mouchoir
Elles esquissent une valse autour d’elle, pour la consoler.
Les hoquets sont plus doux, les soubresauts du corps s’estompent.
Le vent se calme, les rafales cessent petit à petit
Quand un timide rayon de soleil lui sourit, elle sourit aussi.
D’une main sèche ses larmes, de l’autre ferme la croisée.
Un au revoir, non pas un adieu.
Tristesse s’envole de ce lieu.
Claude
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par juliette b.
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Claude
Qui est cet absent, un ami, un frère, un père ?
L'absence
Dès le soir, elle ne se lasse pas de relire « le coureur des bois ». Comme perdue dans un songe, le buste incliné, un appui léger de son visage sur ses phalanges, elle ne voit pas sa sœur.
La jeune femme blonde, assise près d’elle, le buste droit, le regard vide d’espérance, contemple la nappe mexicaine, ce dernier cadeau attise ses larmes. Elle a posé son livre près de la fleur tombée du vase. Bientôt, la fleur se fanera, comme il vieillira loin d’elles.
- Ecoute, si nous partions en voyage au Mexique ?
- Deux femmes seules ne voyagent pas si loin ! et puis il ne nous a pas demandé de venir.
- Nous nous passerons de sa permission !
- Maman n’aurait pas aimé…
- Maman n’est plus, il nous manque tant !
- Toujours la même discussion ! je ne suis pas d’accord.
- Eh bien je partirai seule,
- Tais-toi, je suis l’aînée et je décide !
- Tant pis, je jette ton billet de traversée !
Un lourd silence s’ensuivit…
Claude
hhhhhhhhttp://revesetecrituresdalice.over-blog.com
par juliette b.
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Claude
Une auto-analyse, faite avec détachement
Je
Je, livré à lui-même, se fait du mal.
Je s’efforce de ressembler aux autres. La société le veut, émet ses codes, ses lois. Je dois se plier, pour ne pas laisser sa violence éclater et empiéter sur la vie des autres. Je se rebelle, ne veut pas se soumettre et explose de toutes parts, crie, tape, invective, devient sournois, égoïste. Je est brutal. Seul, Je se réjouit, s’admire, se fait rire, pleurer. Je est vivant ou croit l’être, puis s’appauvrit, se dessèche, plus rien ne l’intéresse, même pas l’envie de maudire, torturer, dénigrer, plus une miette à croquer. La tristesse l’envahit, Je n’a plus goût de rien.
Un jour, étendu sur son lit, ses yeux fixent le plafond, Je voit sa propre mort. Longtemps après, Je imagine son enterrement. Je conviera ses amis, sa famille, ses collègues de travail, ses objets préférés, ses livres, son chat l’entoureront . Cela se passera dans sa ville, sa maison, sa chambre, des musiques choisies retentiront, un bon film programmé à l’écran de télévision. Je construis mentalement son enterrement, et trouve cela bien ennuyeux. Une semaine passe, Je remarque le temps perdu, Je manque de savoir tellement de choses sur le désordre des autres.
Je souris, apaisé et oublie qu’il est Je.
Claude
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par juliette b.
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Claude
"La lente âme des lieux"....
On pense au poète : "Ici tout est calme et volupté"
Paisible
A la tombée du jour, le bleu
Bleu qui entoure
Et puis, L’ocre
Ocre des murs centenaires
Se dessine sur l’eau claire
L’ alchimie des pierres
Calme reflet sans aires
En cette journée de printemps
S’allongent les draps de lumière
Sans voile de brume
Le toit au lichen doré
Etale ses années
Absente, la clarté sombre de la vie
Combien d’orages éclatés,
De tempêtes affrontées,
Effacés ?
La lente âme des lieux
Ecoute les bruits de l’eau
Du ciel, des hommes,
Rougeoie, seule
Dans le lointain de l’île.
Claude
http://revesetecrituresdalice.over-blog.com
par juliette b.
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Claude
Claude nous propose un original travail de tissage subtil dans un tango fait de réponses aux souvenirs du passé, une histoire de deux corps recomposant l’Histoire.
C'est le temps du tango,
Sur le fond jaune du soleil couchant,
Les danseurs gravent le sol à en perdre l'âme.
Au son des pas glissés, au froissement des étoffes,
Se creusent les désirs de la foule grave et fervente.
De figures austères aux figures lascives,
Les corps enlacés tissent leurs souvenirs,
Se mèlent à leurs peaux, odeurs chaudes et lentes.
Sous le faisceau des projecteurs,
Brillent les estrellas,
Robe chatoyante collée à la ligne noire de l'homme.
- Tes pas s'accordent aux miens,
Répression politique, exil,
Tu me serres plus fort,
Nos bras s'arrondissent, nos jambes
s'étirent,
Ta peine s'estompe, liberté retrouvée.
Je tourne sur moi-même, tu
improvises,
Ralentis la marche, je m'éloigne,
Un mal délicieux s'empare de
l'espace
Entre nos deux corps, une
respiration.
Dans l'allégresse, tu m'attires avec
hardiesse,
J'exécute des prouesses au bout de tes
doigts.
Le bandonéon pleure, grave,
mélancolique,
Tu pleures ta mère, tes aieux.
Loin de toi, je t'attends, te
désire,
Tu reviens à petits pas, d'un geste
passionné,
M'incite à me cambrer.
par juliette b.
publié dans :
Claude