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Lundi 21 avril 2008

Ne vous inquiétez pas. Juliette va bien...même si sans sa Life Box, si bien nommée, elle souffre cent mille morts ! (Juliette dixit)

Il se peut que sa nouvelle connexion prenne encore quelques jours.

Si vous n'y tenez plus, vous pouvez me faire parvenir vos textes sur le Tango.
Merci de votre patience.

Amicalement à tous,

Arthémisia.
arthemisia@laposte.net

Mercredi 16 avril 2008

Sans connexion Internet pour une dizaine de jours, Juliette vous prie de bien vouloir l’excuser.

Elle a bien enregistré vos textes sur le tango (celui de Frédérianne notamment) et s’empressera de les publier dès que tout fonctionnera de nouveau.

Elle vous remercie de votre compréhension et de votre patience.

Arthémisia

Samedi 31 mars 2007
Mes membres s'engourdissent,est-ce la chaleur,,je plonge dans une douce torpeur...
"ARMANDE!ARMANDE!mes parents,debout sur le quai,sont inquiets.Je pars seule.
Toute à la joie de retrouver ma cousine AGATHEANNECY.Je ne perçois pas leur inquiétude.
Lorsque le train s'éloigne,je prends conscience du jeune homme assis en face de moi.
II est grand,très mince,vêtu d'un costume impeccable,ses mains sont fines,un pianiste...
Losque le train s'arrète, d'un même élan ,attrapons nos bagages à mains.
Nos doigts se touchent,s'effleurent,prolongent cet instant.
Timidement,nous excusons,nous quittant à regret...sans avoir échangé un mot.
Quelques jours après mon arrivée,vêtue de vêtements légers,,je flâne sur les bords du lac.
En ce début de matinée,un léger hallo recouvre l'eau,s'évaporant telle des milliers d'ailes d'anges.
Mon coeur se met à battre,le peintre assis là,c'est mon étranger du train...
Sur sa toile,le lac majestueux,en premier plan,la jeune fille à la  tignasse flamboyante,c'est moi!
mon petit-fils,heureux de me faire partager son bonheur m'eveille.
"Grand-mère,regarde,c'est ici chez moi"Tous les ans,je reviens dans mon petit village,près du lac...
Mon peintre,mon mari, mon amant,repose là.Notre destin était lié à jamais.
J'ai gardé le tableau...
 
 josie b

Mardi 13 mars 2007

Les graines tueuses

 

Hélène, une octogénaire de la maison de retraite des cigales était la plus vaillante de l'établissement. Passionnée par les fleurs et les plantes, elle demanda au directeur de lui céder un bout de terre, demande qui lui fut accordée. Elle fit retourner la terre pour qu'elle n'ait plus qu'à semer les graines. Plus tard de jolies fleurs de toutes sortes pointèrent leur nez. Julien, son petit fils, fut émerveillé par l'habileté de sa grand-mère et lui proposa des graines, qu'elle planta immédiatement sans poser de questions et le reste elle les garda pour l'année prochaine. Des feuilles poussèrent toutes découpées, elle les trouva bizarres mais très jolies. Le directeur l'interpella pour s'informer du nom de ses plantes. Elle déclara qu'elle n'en savait rien et que c'était son petit fils, qui lui les avait gentiment données. Le directeur lui répondit qu'il s'était gentiment moqué d'elle et que ces plantes se nommaient tout simplement cannabis. Hélène pris peur et se mit à trembler. Il fut embarrassé et fit de suite arracher la plantation illicite. Elle eut tellement peur qu'elle donna les autres graines qu'elle avait stocké aux oiseaux, les pauvres tombèrent tous un par un.

Estelle

Vendredi 2 mars 2007
 
Quinze ans. 
 
            Quelque chose attend. Quelque chose est là ,caché derrière sa main ,dans sa poche. 
On voit son autre main, à lui, dire au revoir de manière maladroite, ne sachant comment utiliser ses doigts.
 Doigts raides sur main ballante ou doigts battants sur paume douce. Douce menotte de bébé qui lui dit à elle, coucou sur le manège qui le transporte.
 Premier départ, premier adieu. 
 
            On ne sait pas s’il va lui sourire. Lui-même ne semble pas savoir. Sourire nigaud, sourire figé, entre les deux son cœur hésite.
 Silence... puis embarras.   Partir vite, ne pas la voir pleurer, ni se serrer contre elle.
 
            On entend  qu’il lui dit de ne pas l’appeler. Qu’il ne faut pas qu’elle s’inquiète, il sera là lundi.
La tête baissée, il se dérobe à son regard. Tandis que ses yeux, à elle, ses yeux sucrés de mère gâteau s'écarquillent et attendent un retour.  
            A lui, on lui remarque sa froideur, sa froideur volontaire, à elle son abusive candeur. Il lui répète de ne pas l’appeler... son téléphone n’est nulle part. Il est éteint. 
 
             Elle le regarde, attendrie , disparaître dans la rue. Petits pas de bébé qui vont trop vite. Attention aux voitures, il ne faut pas courir. 
 
               On le voit se presser, volontaire et sûr de lui, mettre un pas devant l’autre
 
             Elle garde une main levée. Ne surtout pas la baisser, il peut se retourner ...
              Parfois il penche son visage d’un côté, il sent qu’elle est encore là , alors il accélère le pas, lève son buste, paraît encore plus grand et marche droit vers son but.
             On se doute qu’il va passer un virage. Transition.  
 
            Tâche noire au loin et puis plus rien. Elle se dit qu'elle a laissé partir son ado, son enfant, son bébé. Peau douce qui lui fait coucou, peau acnéique qui ne l’embrasse pas. 
 
               Il se retourne pour s’assurer qu’elle ne le voit plus. Il ralentit son pas. Il baisse son torse pour paraître plus petit et, timide ,il marche sur ses orteils. Il se tourne une nouvelle fois au cas où elle accourrait,il peut avoir oublier quelquechose.
            Or, on sait qu'il n’a rien oublié. On voit qu’il serre encore très fort l’objet qu’il a dans sa poche. Il le sort, le caresse et n’hésite pas longtemps pour allumer son portable. On le surprend à sourire. Il est relié à nouveau à elle. Il se dit qu'elle peut appeler maintenant.    
            NatC
 
 
 
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