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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 17:58

 

 

EN LISANT , EN GOUTANT, EN RESPIRANT.

D’infinis paysages se lèvent quand je tourne les pages de mon livre.

C’est comme un camaïeu de couleurs beige, acajou, basalte et lave refroidie, sur fond de touffeur tropicale. Comme un arôme apportant avec lui le gingembre, la muscade, les  clous de girofle et les baies piquantes. Je relis un vieux roman d’amour, d’histoire et d’aventures, et tous ces noms,  chargés d’images et de parfums: Archipel des Mascareignes, Ile de France, campagne des Pamplemousses, District de Moka, Port-Louis ou Beau-Bassin et Rose-Hill,  évoquent  aussitôt des lieux – oh ! Ces maisons coloniales où des créoles vêtues de mousseline dansaient la chaconne - que je ne visiterai jamais.

Ces infinis paysages de l’imaginaire.
A l’ombre des frangipaniers, des flamboyants et des bougainvillées…
 Prenant forme, couleur et densité dans l’athanor des mots et de leur signifié.

Et je suis les méandres de la rivière des Pamplemousses, je pénètre dans l’ancienne propriété de Mont Plaisir des époux Poivre. J’emprunte l’avenue principale, dédiée à Monsieur l’Intendant des Iles de France et de Bourbon, et comme une planteuse du XVIIIème siècle, je supputerais bien la récolte des girofliers, de leurs mille petits clous de bois brun dont le piquant surprend les papilles;  celle du muscadier, aux vertus psychotropes surprenantes – dans une noix au caractère si bonnement ménager ; de la cannelle, qui parfumera chocolat, tisanes et pâtisseries de pommes – sans oublier l’aristocrate, et pourtant si démocratique épice de tous les repas, déclinée dans toutes les présentations possibles,  sur les tables du monde entier – jusqu’au dernier plateau en plastique d’un  quelconque fast-food  de gare ou de métro :

Monseigneur le grain de poivre… 

Dans son habit gris, noir, vert ou velouté…

© Pivoine,

http://quartzrose.canalblog.com.

Par beaudroit_juliette - Communauté : papierlibre
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 11:14


 

La lumière dore

un jardin nouveau,

nos pas frileux

nous mènent hors l’hiver

hors le  froid et l’ombre,

la brise enchante

l’air lumineux déjà,

jeune, pâle, doré,

ambre transparent,

soleil timide

jours hésitants,

guident l’abandonnée

vers l’arc de nos bras


 

On a ouvert portes et fenêtres....

 

...on t’attend.

 

juliette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On a ouvert portes et fenêtres,      MIS

la clarté du matin

a découvert un ciel

brumeux et lumineux,

ambré de l’or des jours,

 

et tes pas incertains,

ont cherchés un abri

couleur de tendresse.

 

Viens, ne fuit pas

farouche et hésitant.....

 

....on t’attend

 

11 mai 2006- jb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons ouvert portes et fenêtres

 

Tu t’es envolée,

sans sourire

sans regard

heureuse oiselle

fragile, inconsciente

heureuse abeille

d’or butineuse,

parfum échappé

vaporeux, léger,

.

 

viendront

bruine des jours,

nuit bruissante,

et appels inquiets,

 

tu sauras ...

 

....on t’attend

__13 Mai

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par beaudroit_juliette
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 11:09

Dites-moi :

 

On a ouvert portes et fenêtres

On a balayé de la cave au grenier

On a délogé toutes les araignées

On a secoué tapis et oreillers

On a débouché baignoires et éviers

On a passé des heures à astiquer

On a essayé de se pomponner

On a même commencé à fredonner

Avec une envie folle de partager

 

Alors dites-moi pourquoi,

Oui pourquoi a-t-on laissé les volets fermés ?

 

ABC

 

http://detente-en-poesie.over-

Par beaudroit_juliette
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 18:34

 

 

Avance à petits pas

Dans l’ombre silencieuse,

La main glisse

Sur la rocheuse paroi

Caresse l’ aspérité

Reconnaît la mousse

Improbable

Sent goutter entre

Les doigts chercheurs

L’eau lustrale

Des oublis incertains.

 

Le regard cherche

Une lueur tremblée

Une promesse d’aurore

À chaque détour

De la marche ombreuse.

Elle est là, non ici….

La nuit semble épaisse

Elle colle au visage

Les doigts griffent

Et déchirent

 

Une étincelle enfin…

Le pas se précipite

Glisse, court

Et se perd

Dans l’espoir d’un demain

Incertain et cruel

Espérant pourtant.

 

Juliette

 

 

http://beaudroit.com


 

 

Par beaudroit_juliette
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 11:23

 

 

Le soleil n'était pas encore levé....

Soudain je vis une chose étrange, dans la direction de Saint Brévin

ou de la pointe de Saint Gildas.

Elle attira mon regard.

Une lumière rouge orangée.

Je pensais que c'était un bateau qui avait allumé un phare pour se signaler.

 

Mais cette lumière pris d'étonnantes proportions.

J'avais l'impression qu'il s'agissait d'un grand voilier qui,

pour une raison qui m'échappait, 

avait illuminé ses immenses voiles.

 

J'étais sur le point d'appeler Sirène,

pour qu'elle voie cette étrange chose,

et si possible m'explique de quoi il pouvait bien s'agir.

 Mais la zone s'élargit encore en surface et en intensité,

devenant presque éblouissante.

 

C'est alors seulement que je compris :

c'était le soleil en personne qui se levait.

 

Honte à moi !

 

La nuit était cette fois bien finie .

 

Kasimir :

http://lachenaie.over-blog.fr/

--

Par beaudroit_juliette - Communauté : papierlibre
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Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 10:29

 

 

Le jour se lève  

 

 

Des vapeurs montantes de la terre

Aux brumes matinales

Je m’enivre et me désaltère

En cette aube subliminale

 

Une douce quiétude en mon âme

Se répand devant le jour qui se lève

L’Aurore  à nouveau se pâme

Et mes regards au loin s’offrent une trêve.

 

Au-delà des crêtes une lumière nacrée,

Accueille de son chant d’allégresse

Dans sa robe flamboyante l’Astre sacré

Déployant ses longues et rouges tresses.

 

C’est l’embrasement du monde

L’harmonie des couleurs

Une symphonie de notes profondes

Qui déverse en mon  âme des arpèges de bonheur.

 

Le chant du monde s’élève, et l’Aurore

Dans sa robe pourpre, timidement

Sort de sa nuit et mes yeux encore

S’étonnent avec émerveillement.

 

Je contemple cette fête de l’univers

Dans un recueillement à peine troublé par le silence

O ! Nature cathédrale aux tons divers

Laisse-moi encore quelques heures en ta présence.

 

Laisse-moi encore respirer tes parfums

Que nul au monde ne saurait inventer

Je veux remplir mon cœur en ce matin

De lumière et de beauté.

 

La fleur endormie, s’étire et  s’éveille

Puis sans  rancune s’offre au matin

Après une douce nuit de sommeil

Ouvre ses pétales de satin.

 

Sans aucune hâte je me penche vers elle

Respirer les senteurs quelle porte en son sein

La rosée du matin la rend plus belle

Mais je n’ose une caresse de la main.

 

Les étoiles s’évaporent dans un ciel trop bleu

J’entends mille sonates dans le concert

De la vie qui renaît peu à peu

Et je me réjouis de ce spectacle qui m’est offert.

 

Roland

 

 roland01laurent-blog.fr.over-blog.fr

 

 

Par beaudroit_juliette - Communauté : papierlibre
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 10:54

 

 

 

Souvenirs dévastés



Repères évanouis



Témoins vivants méprisés




 

Ames dans l'oubli



 

Plume .


 

 

 

 

http://demauxenmots.over-blog.com

Par beaudroit_juliette - Communauté : papierlibre
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 14:52

 

 


C’était les pas du Gros, El Gordissimo, comme l’appelaient ses pairs. Il pouvait imaginer la poussière ocre se détachant  du sol de terre battue et voletant pour accrocher le peu de lumière qui passait par le vasistas du corridor. Retombait-elle quelques centimètres plus loin ?  Ses geôliers n’étaient pas de mauvais bougres, ils lui apportaient parfois des nouvelles de l’extérieur par le biais d’une lettre, ouverte,  bien sûr, où les ciseaux  de la censure avaient œuvré.  Ces lettres, trois en presque deux ans, il les gardait sous le matelas éventré dont les ressorts avaient été ôtés pour ne laisser qu’une couche avachie.

Il ne les lisait que deux fois par semaine, comme on va à l’Eglise prier. Il craignait que la fine écriture ne s’évapore au contact de l’air âpre de la prison -ou de sa respiration-. Chaque dimanche et chaque mercredi, de ses belles mains de musicien, il  déliait les lettres. Alors, l’encre bleue semblait palpiter de liberté. Puis, nourri d’espoir de n’être pas oublié, il les rangeait, doucement, une à une, dans une vieille enveloppe qu’El Gordissimo lui avait donnée. Tiens, les pas continuaient plus loin, peut-être pour aller jusqu’à la cellule du fond, celle d’où les râles nocturnes d’un malade s’échappaient.

Paolo avait la musique. Bien sûr, il ne pouvait la partager avec ses compagnons d’infortune – y compris ses gardiens- sans instrument et avec l’interdiction de chanter. Nul ne peut imaginer une prison où les prisonniers  chanteraient en réponse à l’'un des mécanismes primordiaux du piano : le mécanisme d'échappement … Cette appellation technique le faisait encore sourire …

Alors, chaque matin, après le premier quart,  il dessinait sur le sol les quatre -vingt-huit touches d’un piano et ses mains, articulées par et pour la musique, jouaient à sa mémoire « La Cantate de l’Espoir » …

 

Valdy

Par beaudroit_juliette - Communauté : papierlibre
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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 17:35





Nakamura San, la fille du Saule et des Fleurs
 
Elle ignore le fard blanc destiné à ses sœurs les Geishas, car la neige soyeuse et chaude de sa peau a toujours été préservée du soleil.  Il me semble que  Nakamura San a reçu des kamis de la rivière Sumida, la fluidité de sa chevelure et,  lorsque sous mon regard ébahi, celle-ci se répand bien au-delà de ses hanches, il me faut la démêler. Je divise alors le flot enivrant de part et d’autre de sa tête, enchâssant les noires colonnes de ses cheveux sous de lourds peignes. A ce moment-là, je pleurerai pour elle, car je les emprisonne dans une cage d’or, de perles et de bois.  J’apprends l’art du maquillage à l’aune de ses yeux et,  lorsque le doux bombé de ses paupières s’abaisse, je devine en dessous la noirceur de son iris. C’est dans ce noir si précieux, pareil à la meilleure encre, que les hommes se risquent s’ils demandent son regard. Aujourd’hui, dans le « jardin des mousses » elle a chanté, seule. Agenouillée sur une courtepointe chamarrée, à l’ombre d’une tenture, elle a conté, retenant sa peine, l’histoire des amants séparés de Kyôtô. Nakamura San est une vraie fille du Saule et des Fleurs, dévouée entièrement à l’Art, le moindre de ses geste nous fait prendre conscience de l’instant présent. Pour sortir, je l’avais aidée à revêtir le kimono de la troisième saison « l’été après l’été ». J’avais relevé sa chevelure et le col de celui-ci s’ourlait d’une courbe écarlate, sur la soie, des grues semblaient prendre leur envol. Sa nuque audacieuse que j’avais ornée de poudre de riz était arquée comme la corde tenue dans la main de l’archer. Je vis alors ses doigts ciselés qui tremblaient et, sur chacun d’eux, comme des pétales de prunier cristallisés dans le givre, ses ongles cassés …

VALDY

 

valdy.over-blog.com

Par beaudroit_juliette - Communauté : papierlibre
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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 18:38

 

 

L’arbre de pierres
 
Industrieuse construction, autel du souvenir, tu t’élèves vers le ciel comme l’aurige s’élance vers la victoire. Trace de vie dans l’immensité aride caillouteuse, preuve de l’existence de l’amour, tu es la construction majestueuse qui symbolise l’attachement humain, pierre après pierre, le temps a su faire œuvre de beauté et de solidité, et il nous reste de notre histoire commune une forteresse inaltérable, un sapin pierreux gigantesque, une preuve d’existence. C’est d’une certaine façon dire que notre amour est construit durablement et résistera autant que possible à l’érosion des agressions incontournables de la vie.
De la fenêtre de ma chambre, je peux discerner sa silhouette au loin dans la montagne, et il me rappelle qu’un jour tu reviendras. Alors je peux m’endormir tranquille, du sommeil du juste.

 

JOCELYNE

Par beaudroit_juliette - Communauté : papierlibre
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