Souvent les pères parlent peu avec leurs enfants,
laissant souvent ce rôle à la mère...
Ils sont tendresse inavouée
laissant souvent ce rôle à la mère...
Ils sont tendresse inavouée
Il était silence
Toute ta vie aura été silence !
Secret, timide, discret mais toujours là
Pour accompagner nos blessures, nos pas
Veiller en douce sur notre existence.
De la pudeur et peu de mots pour dire
Ce que ton cœur comprimait, voulait fuir,
Refreinant gestes câlins, caresses.
Pourtant, dissimulée, que de tendresse !
Les coups du sort ne t’ont pas épargné
Mais inlassablement tu as fais face
Pour nous. Nous étions tes filles, ta fierté !
Tu n’as pu vaincre ta réserve, Hélas !
Et nous avons traversé les années
Sans la chaleur exprimée d’un contact
Sans jamais avoir osé te parler !
Mai à quoi bon ? Tout se mesure aux actes.
De tes richesses, pierre précieuse enfouie
Une trace, quelques feuillets d’autrefois
Résumé d’une époque heureuse, bénie,
Où nous aurions pu dire à haute voix :
« Je t’aime, papa » !
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Amicalement
par juliette b.
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Lasidonie
C'est passionnant comme le début d'un roman....
Et le miroir se brisa…
Ainsi commença le récit, sous la plume de l’écrivain. Etait-ce la fin de l’histoire, le début d’une autre ?
C’est tellement surprenant un miroir ! Cet écran séduisant, brillant, immuable ami, semblait s’unir à son personnage, tout en le tenant à distance. Le reflet, toujours le même, le rassurait, le sécurisait.
Que voyait-elle d’autre, son héroïne, qu’un chemin agréable parcouru à deux, silence rompu par les cris joyeux d’enfants, une route à peine infléchie par quelques virages bien négociés, une autoroute large, paisible, la menant de plus en plus loin sans cahots, dans un voyage dont l’horizon connu, ne la perturbait pas.
La lumière projetée sur la plaque de verre donnait à cette image toutes les variantes de teintes susceptibles d’embellir la réalité. L’écrivain voyait le parti qu’il pouvait tirer de ce jeu d’ombres et de clarté.
Que cacherait ce tableau lisse, contemplé avec une apparente sérénité par son personnage ? Et si un jour apparaissait quelque part dans le miroir un petit rien, inhabituel, étrange ?
C’est tellement surprenant un miroir, le chemin avait pris l’apparence d’un sentier tortueux, la route se perdait dans les brouillards, l’autoroute balisée de rails infranchissables l’acheminait contre son gré vers une destination dont elle apercevait avec frayeur toute la laideur. Dans ce bouleversement, cette inversion que lui renvoyait la glace, l’héroïne troublée découvrait tout à coup l’apparence, l’illusion qui l’avait jusqu’ici protégée : En filigrane s’était incrustée dans le paysage une fenêtre bras ouverts aux rayons du soleil, accueillante au bleu du ciel et qui semblait lui dire « viens »….Et le miroir se brisa…
C’est ainsi que l’écrivain imaginait le vécu confronté à l’illusion du vécu : l’image des chemins parcourus s’effaçant devant la promesse d’un autre chemin oublié, puis surgi devant soi.
Restait à l’héroïne tirée de sa bienheureuse sérénité, à lire dans le puzzle de verre brisé gisant à ses pieds.
Lasidonie
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par juliette b.
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Lasidonie
La première chambre à soi, malgré ses imperfections,
reste un coin de Paradis
C’était un tout petit carré
Ecrasé de murs épuisés
Par l’inévitable vieillesse !
Hommes et logis même détresse !
C’était mon premier grand chez-moi
Abri de liberté, mon toit.
Pas hésitants d’indépendance
A contrôler sans assistance,
Pour rajeunir, donner gaieté
Au plâtre défraîchi, usé
Qui par mes doigts bien malhabiles
Devint fresque aux couleurs subtiles.
Du rose du bleu et puis du pers
Vision d’arc en ciel en poster
Pour étudiante trop amoureuse
Du brillant d’étoiles enjôleuses.
En consteller le mobilier
Simple transfuge retapé
Fut plaisir mêlé de hardiesse
Créer, inventer, une ivresse !
C’était mon coin de paradis
Sombre de jour comme de nuit
Mais lumineux de rêveries,
De longs séjours en galaxie.
LASIDONIE
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par juliette
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Lasidonie
S'en sortir, et sans savoir nager !!!
Ce matin là tout allait de travers ! Pour commencer, Freddy s’était rendormi après un réveil avant l’aurore, sous les suées d’un horrible songe. Ah ! Ces après sommeils du petit jour, comme ils lui étaient agréables ! L’esprit rasséréné d’avoir échappé aux monstres imaginaires, se lance dans des associations heureuses dont on ne voudrait pas qu’elles se terminent, et puis soudain… la conscience de l’heure ! Freddy sut immédiatement qu’il risquait le retard impardonnable. « Vite un café bien tassé ». Mais le paquet gît tristement dans le bas du frigidaire, avec pour tout réconfort quelques traces brunes. » Impasse…un verre d’eau, quelques minutes sous la douche, maintenant, non, pas le jean, le pantalon gris, c’est plus adapté, où est-il ? Mince le teinturier ! Fermé hier soir ! »
Freddy commence à trouver que trop c’est trop, fouille dans son placard, trouve un autre pantalon, plus sport, bon, pourquoi pas ! « Mais dans ce cas il me faut une chemise d’une autre couleur, celle là fera l’affaire, tient, finalement, je suis présentable. Les clefs, bon sang, les clefs, c’est pas vrai, je suis rentré , donc elles sont quelque part, je peux quand même pas partir en laissant tout ouvert ! Ah j’y pense il y a le double caché dans le buffet de la cuisine, sauvé ! »
Freddy rejoint le garage attenant au couloir, s’apprête à soulever de l’intérieur la porte à battant unique…coincée. « Satan est à ma poursuite ce matin, je suis maudit ! Qu’est-ce que je lui ai fait ! Dégripp’oil, vite un coup de burette dans la serrure, voila pas besoin de s’énerver, calme, Freddy, calme ».
Une demi heure plus tard Freddy pénétrait dans la chapelle où avaient pris place les invités, Laura était déjà devant, le cherchant des yeux. « Tu en as mis du temps ! Etre en retard le jour du mariage de ton frangin, il faut le faire ! Tu n’as pas trouvé autre chose à te mettre ? ».
Freddy ne répondit pas, il avait coulé dans les ennuis, et en plus il ne savait pas nager…mais cette fois ci il avait réussi en quelques brassées à éviter le pire !
L’orgue retentit, les futurs époux allaient eux NAGER dans le bonheur…
LASIDONIE
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par juliette
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Lasidonie
Le dernier été heureux ?... mais on peut toujours espérer de l'automne
Juliette
Ce fut un été bien étrange
Celui des désirs insoumis, capricieux
Oscillation entre espérance et désillusions
Battements du coeur audacieux
Qui, fébrile, insensé, imagine ! Palpitations
A l'approche de la rencontre, mélange
De joie incontrôlée,
De crainte inavouée,
Comment être à la hauteur, lui plaire ?
Capter, attendre un signe
De ces yeux clairs
Discrète traduction d'un émoi partagé ?
Guetter,
Être enivrée d'un sourire
Du partage d'un rire
Et puis vouloir mourir de chagrin
Devant l'indifférence
L'évidence
Contre laquelle lutter en vain !
Tu fus mon dernier été mélodie,
Tantôt sombre, tantôt brûlant !
Feuilles mortes, rêves détruits
Mon automne est là maintenant.
Lasidonie
par juliette
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Lasidonie