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Jeudi 23 août 2007
 




Pour une dame, tout le charme de sa tenue est dans l'accord parfait. François a raison


Dialogue Intérieur
 
-         Comment faire pour que mon collier ressorte bien ?
-         Faire le portrait de ma tête ?
-         Non personne ne verrait ce joyau tout en bas du tableau !
-         Ne représenter que mon cou ?
-         Nul n'admirera la parure de la monture or sur or de mes boucles                     d’oreille        
           Et puis  ce bijou n’a de valeur que sur moi !
-         Je sais ! Je vais faire peindre un buste.
-         Oui mais robe bleue ou robe grise ?
-         Je n’ai rien d’assorti avec le grenat des pierres.
-              Où trouver la touche de couleur, ni trop voyante, ni trop impersonnelle, qui mettra en valeur l’ensemble ?
-         Voyons remplaçons la robe par un foulard juste posé, là !
-         Trop bigarré !
-         Oh mon foulard est tombé ! Mais que vois-je dans le miroir, tout est parfait ne changeons rien !
-         Que mon collier est beau


François


La plume est la langue de l’âme


http://www.fbl77.com/
 
Vendredi 17 août 2007

Les parfums de sous-bois à l'automne !!!! enivrants
Juliette


Après la pluie vient le beau temps

L’éclair qui déchirait le ciel hier n’est plus. Les lourds nuages noirs qui l’accompagnaient sont partis au gré du vent et des courants. Eblouissant, le soleil perce la brume. Il reparaît, plus chaud, plus jaune. Mon regard d’enfant, irradié par cette luminosité, regarde la campagne comme d’autres, en ville, scruteraient la vitrine du confiseur.
 
Sur la table, mon bol de cacao fume, doucement, libérant cet arôme épicé, mélange d’exotisme et de l’odeur du lait trait du matin. La voix de ma grand-mère doucement me sort de ma rêverie
 
-          Ludovic, ne reste pas à la fenêtre, vient boire ton lait, je t’ai préparé une tartine.
 
L’habitude nous fait oublier les odeurs du quotidien. Plus intense que les émanations de mon bol, la maison est envahie par le fumet des deux pains sortis du four. Les relents de farine brûlée,  de  croûte craquante, et de mie moelleuse masquent la senteur des meubles en bois qui restituent l’humidité de la veille.
 
Ici j’appends à savourer les choses simples de la vie.
 
Mon grand-père, en bout de table, sans un regard pour moi, se tourne vers ma grand-mère :
 
-          aujourd’hui il va faire beau, je vais mener les bêtes sur les terres du haut, prépare moi une gamelle, je ne redescendrai qu’au soir
 
Je m’agite sur ma chaise en bois ciré espérant un mot un regard. Il replie son couteau après l’avoir essuyé.
 
Il sort de la pièce, elle sourit, et je me tortille.
 
En soulevant le couvercle de la marmite le bouquet du ragoût supplante tout, mariage aromatique de la viande, des carottes, navets, pomme de terre, liés par une sauce épaisse cuite à petit feu. Ma grand-mère met la gamelle, dans le sac gibecière avec un gros morceau de pain, et prend dans le sellier une bouteille de vin.
 
J’esquisse un début de phrase :
 
-          grand-mère tu crois que ?
-          que dois-je croire Ludo ?
 
Mon grand père entre dans la pièce, je me dandine de plus belle d’un pied sur l’autre sans oser. Je regarde mon grand-père, son visage buriné, sa grosse moustache, je ne sais que dire, il ne parle pas souvent. Derrière ses sourcils épais ses yeux pétillent.
 
-          Eh bien quoi tu n’as pas encore mis tes bottes et ton caban !
 
D'un bond, je file dans la remise, la vapeur de la paille humide contraste avec les remugles âcres du caoutchouc de mes bottes. Deux minutes après je cours à l’étable. Il y fait bon. La chaleur humide des vaches réchauffe l’atmosphère, dans l’air flotte le parfum des bêtes, de leur litière fraîchement nettoyée, du lait frais du matin. Mais point de grand père, Toinon s’occupe seul du troupeau.
 
-          Ton pépé t’attend dans la cours !
 
Avec grand père, j’ai pris l’habitude de ne pas poser de question, les mots sont importants, dit-il, il ne faut pas les gaspiller.
 
A peine me voit-il qu’il se met en route vers le petit bois, ma promenade préférée.
 
Dés l’orée du bois, nous foulons l’humus, à chacun de nos pas, l’exhalaison de la terre, légèrement putride, envahit nos narines. Au bout de quelques minutes mon pépé s’arrête, il me regarde et me dit
-          respire, que sens-tu ?   
-          La terre pépé !
-          Non, apprends, respire mieux, ne sens-tu pas au milieu de l’acidité comme une douceur ? Ferme les yeux et inspire ?
 
Je crois discerner mais sans en être sûr.
 
-          qu’est-ce que c’est, grand père?
-          ce sont des champignons, il doit y avoir des bolets par là ! avance doucement et regarde au loin du chemin !
-          Là, pépé, j’en vois un, un autre …
 
Grand père avait déjà sorti son couteau. Il les coupe à ras de terre, et met la précieuse récolte dans son sac. Il attrape une poignée de terre dans la main, me la tend :
 
-          ferme tes yeux et respire.
 
J’aspire à m’en époumoner, la fragrance s’était adoucie. En rouvrant les yeux je vios qu’il a posé le champignon sur le terreau.
 
-          Maintenant sens-tu la différence ?
 
En montant vers les hautes pâtures, nous nous sommes arrêtés souvent.
 
Chaque halte me faisait découvrir l’importance de l’odorat, de la vue, du toucher, de l’ouie, du goût.
Chaque halte me montrait un peu plus ce que la ville nous fait perdre.
 
 C’était le temps des vacances

François

La plume est la langue de l’âme

 http://www.fbl77.com/
Lundi 9 avril 2007

  françois clôt la consigne 11 avec ce texte tout juste reçu...merci à lui.

MARIA ou le mal-être http://papierlibre.over-blog.net/article-10032423.html
 

Maria est une enfant née du désir égoïste d’un seul de ses deux parents, Elle n’a pas encore commencée à vivre, que le déséquilibre s’installait dans son quotidien. De ce déséquilibre est né un regard, un regard d’enfant trop vite adulte sur un monde d’adulte souvent immature. « Un Regard Résilient » 

Lorsque j’ai lu ce livre, je n’ai pas eu l’impression d’une histoire mais plutôt d’une suite de chapitre, une succession de touches de couleur à la manière d’un peintre impressionniste, traduisant l’émotion sur la toile.  

Il est impossible de ne pas vibrer en même temps que Maria au fil de ses expériences, la souffrance qu’elle ressent, la trahison des adultes envers cette enfant qui va devoir trouver sa voie pour se construire. Ce livre est un miroir qui m’a posé de plein fouet la question du rôle de l’adulte face à l’enfant, du poids des mots utilisés par les parents, de leur compréhension par les enfants. Plus que de l’émotion, ce livre appelle la compassion pour l’enfant et la joie de savoir qu’adulte Maria va s’extraire de ce milieu glauque au travers des arts. 

Un seul regret il n’est pas en vente en librairie mais seulement sur le site de son auteur : Charline Lhazare   
 

         

Dimanche 1 avril 2007

Le paysage défilait de l’autre coté de la vitre, Ludovic, calé dans son fauteuil de première classe, laissait vagabonder son regard au milieu des vallons et des plaines. Il avait pris le train à Albertville pour la dernière étape de son voyage, terminus Annecy.  

De temps en temps les volutes de fumée de la locomotive obscurcissaient le ciel. Ludovic se laissait bercer par le bringuebalement de  la voiture et le « tinggeli-tinggela» des roues sur les rails. Il regardait maintenant l’intérieur du compartiment. Six sièges en velours vert sombre brodés de fils d’or au-dessus de lui son bagage était posé dans un filet tendu.  

Il ne pouvait s’empêcher de penser aux retrouvailles. Sa mère le serrerait dans ses bras, pleurant son défunt père, Son  frère, de cinq ans son cadet,  le reconnaîtrait-il ? Il n’avait que douze ans quand Ludovic avait quitté la maison, il y a six ans, ce beau matin de juillet 1914. Il avait bien changé depuis. Et la vieille Armande, sa nounou serait-elle toujours là ? Il imaginait cette scène comme un tableau de Dürer, sombre mais joyeux. Joyeux parce que la vie rendait à une famille un fils. Sombre car parti beau jeune homme il revenait grand invalide prématurément vieilli par la sale guerre.  

Ludovic commençait à s’assoupir  quand le sifflet strident de la locomotive le tira de ses rêveries. Le train lancé à pleine vitesse venait de passer Doussard, il commençait à longer le lac. Malgré les trente kilomètres heure Ludovic baissa la vitre pour voir tous ces endroits qu’il ne pourrait plus parcourir à vélo. Le convoi traversa Lathuile puis Brédannaz  en passant à Druingt, Ludovic aperçu Annecy, plus qu’une heure de train. Le ciel  se reflétait sur le lac lui donnant cette teinte bleue, les rayons de soleil irisaient l’atmosphère  changeant le paysage en  tableau digne des impressionnistes. Un vol d’oiseaux s’égailla dans le ciel mais il ne les vit pas, il n’avait plus en tête que le regard de sa belle infirmière, que sa douceur lorsqu’elle l’avait  soigné, qu’elle lui disait que même sans jambe il resterait un homme. Ces yeux là étaient gravés en lui, il s’assoupit le sourire aux lèvres.     

La plume est la langue de l'âme 

Vendredi 23 mars 2007

   Les haïkus de Josie,Francesca,Sylvie, Mathéo et François.

 http://papierlibre.over-blog.net/categorie-1075104.html

1

Soleil, sphère dorée

Signe le retour printanier

Couleur mimosa 



 
2

 

Jeunes énamourées

Au printemps épanoui

Vaporeuse beauté 



 3
 

 

Chante merle siffleur

Présage d’aurore radieuse

De ramures fleuries 

 François

La plume est la langue de l'âme

 
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