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Mercredi 2 juillet 2008




 Où est-il ce Pays de Cocagne ?
on en entend souvent parler.....



Là-bas où je partirai.


Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne
Je partirai,  loin, vers un pays de cocagne.
Je suivrai un chemin aux mille senteurs
Aussi grisant qu’une vieille liqueur.

Je partirai loin vers un pays de cocagne.
Entends-tu l’hymne qui monte, regagne
Aussi grisant qu’une vieille liqueur,
Un coin de paradis. Il a le baume au cœur.

Entends-tu l’hymne qui monte, regagne
Aussi terre, mer, ciel au dessus des nuages,
Un coin de paradis. Il a le baume au cœur,
Et  sèmera sur toi, les graines de mon bonheur

Lilounette
http://au-fil-des-jours.over-blog.org/

par juliette b. publié dans : Lilounette
Samedi 21 juin 2008


Effets de brume

Matin gris, où frémit un chemin galopé par des brumes, dans un  ciel aux écumes poivrées  qui déroule un ruban d’arabesques. Tristes fantômes enfuis  entre ses mains. Nos yeux percent en tâtonnant la voix des brumes  qui se fait sourde aux appels.
Que de mots d’amour perdus,de lèvres gercées avant des brûlures et des cendres, des douleurs de-ci , de-là, perçues !
Marcher, marcher encore un peu sur le sentier, jusqu’à l’horizon tout blême, qui baille sur un coin de ciel bleu, triomphant.
Les brumes disparaissent en s’élevant, on évoque, on imagine,on parle des ombres avec un défi au temps qui s’est fait nôtre…
Chemin des brumes, comme un murmure…



Lilounette
http://au-fil-des-jours.over-blog.org/
par juliette b. publié dans : Lilounette
Mardi 27 mai 2008



C'est un portrait, écrit avec originalité, mais ICI nous ne la craignons.
Nous le lisons entre les lignes


J’étais encore à m’interroger

J’étais assise face à lui, et  voyais ses mains tourner les pages d’un  agenda jusqu’à la fin de la  semaine.
Il baissait les yeux sans la moindre attention, et j’observais toujours   ses mains, qui en sens inverse, effectuaient les mêmes gestes en remontant au début de la semaine.
Puis son regard s’était figé et ses doigts griffonnaient : un jour, une heure, que sais-je, avec une sérénité que je lui connaissais, sérieux, pensif.
 Il ne vieillissait pas.
Soudain, une sensation m’avait envahie, saugrenue, avec des fourmillements autour des lèvres devenues convulsives, lesquelles s’enhardissaient à prononcer son nom, en vain inaudible.
Mon cœur, lui, battait si fort en sa poitrine qu’on eût dit un cheval au galop et ma tête s’était mise à tourner, tourner, tourner, à la fois prisonnière d’une suée , tandis que j’étais entièrement glacée au même moment..
Je ne savais plus. J’étais allongée sur le flanc de la rivière, complètement dénudée, emportée par le courant d’ une eau troublée, croisant  sur  mon linceul des fleurs de nénuphar,  belles, si belles , jetées comme un adieu sur mon corps blême et engourdi.
Seule, ma pensée vagabondait vers lui, quand doucement, j’émergeais des flots de l’absence.
Agenouillé devant moi, il tenait entre ses mains, les miennes fiévreuses.
–«  que s’est-il passé, ma chérie, dis-moi, tu trembles ? »

Je n’osais lever les yeux : chérie, il avait dit :-« ma chérie » !
J’avais envie de crier, mais  ne le pouvais. Ma voix était étouffée de mots qui se taisaient. Il y avait longtemps, si longtemps…
Alors, je laissais tomber ma tête au creux de son épaule, et de chaudes larmes montaient en sanglot, et roulaient le long de mes joues.
J’étais encore à m’interroger si ce n’était cette personne que j’aimais le plus en ce moment
Lilounette

http://
au-fil-des-jours.over-blog.org/

par juliette b. publié dans : Lilounette
Lundi 26 mai 2008


Que de délicatesse dans ce texte....




J’étais encore à m’interroger

J’étais assise face à lui, et  voyais ses mains tourner les pages d’un  agenda jusqu’à la fin de la  semaine.
Il baissait les yeux sans la moindre attention, et j’observais toujours   ses mains, qui en sens inverse, effectuaient les mêmes gestes en remontant au début de la semaine.
Puis son regard s’était figé et ses doigts griffonnaient : un jour, une heure, que sais-je, avec une sérénité que je lui connaissais, sérieux, pensif.
 Il ne vieillissait pas.
Soudain, une sensation m’avait envahie, saugrenue, avec des fourmillements autour des lèvres devenues convulsives, lesquelles s’enhardissaient à prononcer son nom, en vain inaudible.
Mon cœur, lui, battait si fort en sa poitrine qu’on eût dit un cheval au galop et ma tête s’était mise à tourner, tourner, tourner, à la fois prisonnière d’une suée , tandis que j’étais entièrement glacée au même moment..
Je ne savais plus. J’étais allongée sur le flanc de la rivière, complètement dénudée, emportée par le courant d’ une eau troublée, croisant  sur  mon linceul des fleurs de nénuphar,  belles, si belles , jetées comme un adieu sur mon corps blême et engourdi.
Seule, ma pensée vagabondait vers lui, quand doucement, j’émergeais des flots de l’absence.
Agenouillé devant moi, il tenait entre ses mains, les miennes fiévreuses.
–«  que s’est-il passé, ma chérie, dis-moi, tu trembles ? »

Je n’osais lever les yeux : chérie, il avait dit :-« ma chérie » !
J’avais envie de crier, mais  ne le pouvais. Ma voix était étouffée de mots qui se taisaient. Il y avait longtemps, si longtemps…
Alors, je laissais tomber ma tête au creux de son épaule, et de chaudes larmes montaient en sanglot, et roulaient le long de mes joues.
J’étais encore à m’interroger si ce n’était cette personne que j’aimais le plus en ce moment


Lilounette
http://
au-fil-des-jours.over-blog.org/
par juliette b. publié dans : Lilounette
Vendredi 16 mai 2008



Ton île Bleu est encore plus belle qu'en réalité,
et surtout plus vivante


L’île bleue des oiseaux

On voyait sur l’île de beauté
Des oiseaux se poser par milliers.
Des nichées de goélands argentés
Eterniser leurs chants, bercés
Dans le clapotis des marées.
On voyait encore l’étrier- pie,
Et des mouettes rieuses endormies
Sur les barques immobiles.
On inspirait les senteurs subtiles
De bouquets séchés et fleurs de sel
Suspendus sous les toitures, celles
Qui abritaient la maison du  pêcheur.
Le marin jetait ses filets à l’heure
Où s’éteignaient au jour les lueurs
Une harmonie tissée sur l’eau
Sur toute l’île bleue où les oiseaux
A regarder les volets bleus, clos,
Sous une nuit d’un autre bleu
Fermaient à leur tour les yeux


lilounette
par juliette b. publié dans : Lilounette
 
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