Je n'ai pas aimé la fin de ce beau texte.....
mais je le mets puisqu'Arthemisia le veut ainsi
mais je le mets puisqu'Arthemisia le veut ainsi
Le Petit qui attend...
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai.
Je partirai comme je peux.
Rien ne me retiendra.
J’ai besoin de courir.
De voler, de sourire, oui, de sourire, au monde qui me foudroie.
J’ai besoin de terre, d’eau et de souffle, de me hâter de vivre, à grandes gorgées d’air rose.
J’ai besoin de penser, de lire et de relire, et de voir la mer venir et le ciel en rougir.
J’ai besoin de danser, de danser follement dans le creux de mon ventre et dans de profonds bras.
J’ai besoin d’un petit que je tiens dans ma main.
Un petit, presque rien.
Je le sais, il m’attend.
Il chante depuis longtemps, si longtemps.
Mais personne ne l’entend car il porte un sale nom :
Arthémisia.
Copyright © Arthémisia – Juillet 2008
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par juliette b.
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Arthémisia
La brume ne cache pas que des pièges....
Le soleil tiède…
Je t’ai cherché longtemps au réveil de ma terre.
Mes yeux salis des larmes des nuits de mes enfers
Brouillaient encore mon ciel au matin des espoirs.
Une sale peur traînait son écharpe blanchâtre
Sur mes collines humides désertées par le chaud,
Et ma main, à tâtons, furetant dans mes herbes,
Tremblait de se savoir abandonnée de toi.
Pourtant venant de l’ouest en un souffle nouveau,
J’ai cru voir un élan de lumière nacrée,
Et doucement inclinée sur mes herbes feutrées,
La bouche d’un soleil tiède, soufflant mille rosées…
Copyright © Arthémisia – juin 2008
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Je t’ai cherché longtemps au réveil de ma terre.
Mes yeux salis des larmes des nuits de mes enfers
Brouillaient encore mon ciel au matin des espoirs.
Une sale peur traînait son écharpe blanchâtre
Sur mes collines humides désertées par le chaud,
Et ma main, à tâtons, furetant dans mes herbes,
Tremblait de se savoir abandonnée de toi.
Pourtant venant de l’ouest en un souffle nouveau,
J’ai cru voir un élan de lumière nacrée,
Et doucement inclinée sur mes herbes feutrées,
La bouche d’un soleil tiède, soufflant mille rosées…
Copyright © Arthémisia – juin 2008
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par juliette b.
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Arthémisia
Arthelisia a senti une mystérieuse intimité
entre les deux jeunes filles
chacune l'a traduite à sa façon
entre les deux jeunes filles
chacune l'a traduite à sa façon
Du Baiser…
O. poursuivait sa lecture :
« Il prit la main de Diane et la porta à ses lèvres devant lesquelles il la garda un temps qui lui parut ne jamais finir, la regardant très fixement. Elle sentait la chaleur de son souffle pénétrer ses phalanges comme un soleil.
Son baiser fut un mois d’Août… »
O. releva la tête.
Une grosse larme coulait sur la joue de A.
Copyright © Arthémisia – Juin 2008
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par juliette b.
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Arthémisia
Un si beau texte, savant et poétique.....
Le Voleur
Il arrive de l’algue, de l’écume, du voyage, laissant ses longues phalanges puissamment haubanées, s’échapper du silence de sa chemise immaculée comme un dimanche. Il sourit, frontalement, et c’est l’océan qui sourit. Il a volé ses yeux à la vague, sa caresse au poisson, son filet au pêcheur.
Il est fils de Pontos.
Il a volé sa voix au ciseau de Rodin, au fracas de l’éclatement. Il dit en creusant des carrières, en sculptant du Paros. Et puis, il se repose en partant sur le souffle embrumé d’un tabac, d’une plante d’au-delà.
Car autour de lui, pousse une forêt, une jungle chaotique, un amazonien fourre-tout de mousses, de lichens, d’orchidées anthropomorphes, de larges palmes, et de fleurs géantes qui attrapent le soleil. Il en a pillé la langueur des mangroves, la moiteur des matins d’après, l’essence des ivresses vertes.
Il sait le silence des solitudes peuplées et celle des déserts. Il y écoute l’air, et l’autre, y invente le berceau du moment, celui qui ne dure pas pour éviter la mort.
Il ouvre rarement son cœur, au pied de biche, au ventre de la biche, et le referme sur elle dans un rapt lent.
Il a volé le temps.
Copyright © Arthémisia – mai 2008
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par juliette b.
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Arthémisia
Joli Conte émerveillé
C’était l’été.
Le pêcheur de rêve m’a prise dans sa main. Je l’emplissais parfaitement.
La marée montait. Vite. Il fallait rentrer.
Fermer les volets bleus du soir. Après le dernier regard vers là-bas.
Il avait faim.
Nous avions faim.
Dans la petite maison du bout du monde, la petite maison aux volets bleus,
nous nous sommes enfermés, et nous avons mangé tout ce que la mer nous offrait.
Sur la table, nos corps brillaient.
Plus que les vagues dehors.
C’était l’été.
Copyright © Arthémisia – mai 2008
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par juliette b.
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Arthémisia