LE BAL DE LA DUCASSE de BABETH

Publié le par juliette b




Une nouvelle venue at dernière de la consigne,
avec une belle histoire d'amour.

 
                                             ou: "MON PLUS BEAU SOUVENIR".


Comme tous les ans, à la même époque, il y avait la ducasse au village d'à côté...
De la ducasse, je m'en moquais un peu, car à part quelques marchands de nougats, quelques stands de tir, quelques manèges qui tournaient en rond et les autos tamponneuses, il n'y avait rien d'intéressant, d'autant plus que j'étais toute seule...(Et les manèges, toute seule...)
Mais le bal, par contre, c'était sacré pour moi... Mettez-vous à ma place: Cette année là, en 79, je n'avais pas encore 22 ans, mon cœur ne demandait qu'à batifoler,
et mon corps frétillait d'impatience à l'idée de se trémousser sur la piste de danse... Et puis comme j'étais à pied, je ne pouvais pas aller très loin et j'étais donc cantonnée dans mon village et dans les deux villages voisins. Les distractions se faisaient rares,  j'essayais de ne pas manquer ces fameux "bals montés".
Cette année là, donc, en septembre 1979, je suis allée au bal, un dimanche soir, à deux kilomètres de chez moi...
Ma mère n'étais pas d'accord cette fois là. Il faut dire que la veille, nous étions allés, mes parents et moi, au mariage de ma sœur à soixante kilomètres de chez nous, en train... J'avais donc passé une nuit blanche à danser, en attendant l'heure du premier train qui nous ramena chez nous... Malgré cela, je voulus y aller quand même... Les occasions étaient tellement rares... Arrivée sur place, mon cœur se mit à battre plus fort dû à l'excitation: Car j'adorais danser et sans doute avais-je l'espoir secret de rencontrer mon prince charmant...
Rentrons maintenant dans le vif du sujet:
Au bout d'une heure de disco, je suis allée m'asseoir sur l'un de ces bancs fixés au plancher du bal monté... J'avoue, je n'en pouvais plus, j'étais "crevée" et je commençais à regretter de ne pas avoir écouté maman... Surtout que les jeunes hommes, grands, blonds, avec de la prestance, (beaux quoi!), ne se bousculaient pas ce soir là... Quelle déception!! Ceux qui venaient m'inviter, avaient tous l'air de "péquenots" sortis des fermes environnantes... Désespoir...
Je laissai passer encore une demi heure, assise sur ce banc, puis je décidai de repartir à la maison... J'étais sur les genoux et j'avais encore deux kilomètres à faire pour retrouver mon lit.
On était le 2 septembre 1979 et il allait être minuit, quand soudain, je l'aperçus, qui entrait dans le bal avec ses amis. Il était grand, blond, avec de la prestance, tout à fait mon idéal quoi... Je ne voyais plus que lui, qui se frayait un chemin parmi les danseurs qui s'agglutinaient sur la piste, suivi de cinq ou six copains qui étaient eux aussi très grands, de telle sorte qu'ils dépassaient tout le monde d'une tête...
Je me suis laissée retomber sur mon siège, en me disant qu'il était bien trop beau pour moi, et que je ne l'intéresserais sûrement pas. et puis, j'étais décidément trop fatiguée. Alors au bout d'un quart d'heure, je me suis relevée pour me diriger tant bien que mal vers la sortie, en longeant les parois  en bois du bal. Je retrouvais mon manteau que j'enfilais en tournant le dos à la piste de danse, quand soudain, j'entendis une voix, un peu étouffée par la musique, qui me dit: "Vous dansez mademoiselle?" Je me suis retournée pour refuser l'invitation, quand je le reconnus: Il était là, devant moi, et il venait de m'inviter à danser la série de slows qui allait commencer... J'avais du mal à réaliser... Mais dans cette foule euphorique, il m'avait repérée parmi toutes les autres filles. C'était trop beau!
Vous avez deviné: J'ai, bien entendu, accepté de danser avec lui, et le premier slow de la série fut la chanson "NOUS" de Hervé Vilard. (plutôt paradoxal, puisque c'est une chanson de rupture et qu'elle devint "notre chanson"). C'est bizarre, j'avais oublié ma fatigue. Ensuite, on alla se promener non loin de là, un peu plus au calme, loin du tumulte du bal... On avait trouvé un banc public, la nuit était douce et on parla un long moment... On s'embrassa aussi, (je ne le nierai pas). Puis il me ramena en voiture chez moi et on se donna rendez-vous le samedi suivant.
Cette nuit là, le 2 septembre 1979, à minuit, (tel un conte de fée), j'aperçus mon prince charmant, au bal de la ducasse.
Cette nuit là, j'ignorais que ma destinée était désormais tracée, et que je passerais le reste de ma vie aux côtés de ce jeune homme, grand, blond, aux yeux bleus. (Mon idéal quoi).
         CROYEZ-VOUS AU COUP DE FOUDRE ?

Babeth
http://babeth.lareveuse.over-blog.fr
Publicité

Publié dans Babeth

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
C'est gentil Juliette, je vais essayer de faire ça. Bisous.
Répondre
B
c'est encore moi, je voulais seulement préciser que j'avais écrit 1 texte sur "la table" et 2 textes sur "le mur", mais je n'avais pas compris le fait que je devais te les envoyer sur ce blog... Dommage.
Répondre
N
Oui dommage, mais réparavle, Envoie-moi un texte (un seul) sur chaque thème à jb3essatrs@orange.fr, et je les mettrai à leur date.   .  
B
Bonjour et merci de ton accueil Juliette. J'ai eu du mal à t'envoyer mon texte, mais ça y est quand même!Comme tu me l'as demandé dans le commentaire que tu m'as laissé, voici l'adresse de mon blog: http://babeth.lareveuse.over-blog.fr
Répondre
A
Cette histoire est belle et bonne comme la cuisine de chez PAUL DUCASSE...AL
Répondre