L'ÉTÉ de JULIETTE
Chaleur
Torpeur
Fatigue
Ennui
Les Orchidées rêveuses
Baissent la tête
Et se souviennent
De l’humidité chaude
Des forêts tropicales
Le lézard
Dore au soleil
Son petit corps froid
Il n’a pas vu le chat
Rasant l’herbe,
À pas feutrés.
Il glisse en silence.
Il le happe,
Arrache la queue
Et fier l’apporte
Joue et l’abandonne
Sous un lit
Les oiseaux, ce matin
Chantaient dans les haies
Verdiers, Mésanges,
Chardonnerets, Rouge-queue
Un petit Merle
Sautillait d’un air important
Dans l’herbe odorante.
Maintenant, ils sont réfugiés
Dans leur nid
Jusqu'au soir.
À la fraîche
Ils se retrouveront
Dans les bambous touffus
Pour pépier
Les nouvelles du jour.
C’est l’été
Lourd d’ennui
Et de somnolence
juliette ou O.
http://orchis-mauve.over-blog.com
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