8:Lilounette
Aujourd'hui Martine(cahierde...),Lilounette et bienvenue à Martine (27).
Vous avez respecté parfaitement la consigne.Bravo!
Consigne 11:http://papierlibre.over-blog.net/article-10032423.html
Sur le fond d’une étagère, généreusement enfoui sous la poussière, Monsieur Julien Sorel s’est assoupi.
Je vous imaginais Julien tel était votre prénom, dans une longue robe noire de prêtre des plus séduisants. Et j’enviais cette Madame de Rénal de dix ans votre aîné, belle femme d’une quarantaine, qui venait à penser, que jamais dans sa propre vie elle n’avait eu d’apparitions aussi gracieuses que la vôtre, auxquelles succédaient des craintes inquiétantes .Que jamais elle n’avait éprouvée pour son mari cette sombre folie qui fait qu’elle ne pouvait détacher sa pensée de vous.
Tombée sous votre charme, amoureuse de votre jeunesse .Elle n’osait y penser, elle, une femme mariée !
Et vous, singulier, humble, discret, timide, admiratif de sa beauté et de son esprit, refoulant la sensation tout à fait étrange qui montait en vous. Impossible pour un curé. Ne serait- ce que d’y songer, c’était un blâme.
Mais les croisements de regards attendrissants de l’un envers l’autre, les silences évocateurs de toutes ces sensations étranges, les mots étouffés si secrètement pensés,et un jour des mains qui se frôlent. Voilà, à l’abri de tout soupçon, deux amants emportés par une passion dévorante ! Et si bien conté, que je me suis passionnée moi-même pour cette aventure, à l’aube de mes dix sept printemps.
Des épisodes effacés de ma mémoire, certes. Mais leurs mots, leur silence, leurs émotions, leur folie m’ont tant imprégnés, que je ne peux oublier cette œuvre de Stendhal que fût le Rouge et le Noir. Parlez d’eux, les évoquer, c’est parlé , aussi curieux soit-il, un peu de moi-même, comme si je les avais connus , et que quelque part j’avais envié leur amour passionnel si bien retracé.
Lilounette