UN DELICE DE JARDIN de FRANCESCA BLUE
On désire toujours ce qu'on n'a pas. ....
Mais Rousseau est dans toutes ses toiles, avec sa naïveté et son talent
et tu ne le vois pas toujours
Juliette
Arbres luxuriants qui exaltent la beauté de la nuit
Ou délassent par leurs subtiles transparences,
Fruits appétissants offerts à l’envie,
Fleurs merveilleuses enivrant les sens,
Faune étrange, touchante d’innocence…
Je ne résisterai jamais au plaisir
D’y installer mon profond sofa,
De m’y allonger dénudée,
Caressée par les alizés,
Bercée par le chant flûté
De l’oiseau incarnat
Il arrive cependant que j’y sois dérangée :
Un voisin enhardi par ma pause alanguie.
Il demeurerait des heures,
Insensible à l’ennui,
A me bercer de sa douce mélopée
Lancinante comme la nuit.
Mais là n’est pas mon bon plaisir.
Seul le chant de l’oiseau de paradis,
Le frémissement du désir,
L’attente du peintre Rousseau Henri
M’emportent au firmament du rêve et de l’oubli.
Francesca Blue
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