CONFESSION D'AZALAÎS
Azalaïs s'est inspirée avec talent d’un poème anonyme
du XVIII ème siècle :
« Les mensonges »
Confession
Ah ! J’ai vu, j’ai vu !
Ma fille, qu’as-tu vu ?
J’ai vu un noir Papageno,
Qui jouait du haut boa
Devant deux lionceaux !
Ma fille !! Vous mentez !
Ah ! J’ai vu, j’ai vu !
Ma fille, qu’as-tu vu ?
J’ai vu un éléphant,
Qui volait des oranges
Avec un oliphant !
Ma fille !! Vous mentez !
Ah ! J’ai vu, j’ai vu !
Ma fille, qu’as-tu vu ?
J’ai vu des orchidées,
Tresser leurs cheveux d’anges
Sous un frangipanier !
Ma fille !! Vous mentez !
Ah ! J’ai vu, j’ai vu !
Ma fille qu’as-tu vu ?
J’ai vu l’oiseau du paradis,
Fumer l’ayahuasca
Avec un ouistiti !
Ma fille !! vous mentez !
Ah ! J’ai vu, j’ai vu !
Ma fille, qu’as-tu vu ?
J’ai vu une oréade qui rêvait,
Allongée toute nue
Sur un divan coquet !
………………………
Ma fille … dites-moi,
Cette dame dévêtue,
Où l’avez-vous donc vue ?
Azalaïs
marge-ou-greve.over-blog.com/
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