LE PONT JAPONAIS de CATHEAU
Belle évocation
Le pont d’Hiroshige
Errances dans Gion
Ame du vieux Japon
Pays des samouraïs
Ballet des éventails
Cabinet des estampes
A la clarté des lampes
Succession de jardins
Aux soleils des confins
C’est un ru qui murmure
Que jamais rien ne dure
Paré de nénuphars
De mandarins canards
Ce sont de verts bambous
Sur de luisants cailloux
Et des tortues dédiées
A la longévité
Ce sont de blancs iris
Et de jaunes narcisses
Grues et grèbes s’y posent
Vives métamorphose
Ce sont des paulownias
Aimés de la geisha
Et des arbres aux prunes
Des ombres sous la lune
Ce sont clairs jardins d’eau
Aux herbes en écheveaux
Pluie de feuilles de chênes
Quand le vent se déchaîne
Ce sont carpes dansantes
Dans les eaux miroitantes
Libellules légères
Fuyantes passagères
Cerisiers en fleurs
Aux pétales qui pleurent
Et mon cœur est en peine
Au son du shamisen
C’est un pont japonais
Qu’Hiroshige peignait
Son arc rouge sang
A l’épreuve du Temps
Catheau
ex-libris.over-blog.com